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mardi, 14 avril 2009

Matières premières: Mauvaises Pâques

Le président Alassane Dramane Ouattara lors de son intervention à Frat Mat,s'est pronnoncé sur les consequences de la crise fiancières internationale. Il avait predit une consequence sur le prix des matieres premieres,expliquant que les menages regarderaient à certaines depenses notemment le textile et le chocolat. Et bien l'expert a si bien vu juste que les marchés financiers ont deja reagit selon ses analyses et previsions.

Matières premières: Mauvaises Pâques
Dimanche 12 avril 2009
Le Monde

cacao3.jpgCette fois, pour Pâques, les conversations devraient davantage tourner autour de la crise économique que de la crise de foie. Et pour cause : les ventes de chocolat semblent à leur tour rattrapées par la récession.

Sur les marchés, le cacao n'a pas passé une bonne semaine entre le lundi 6 et le jeudi 9 avril. A Londres, la tonne pour livraison en juillet valait 1 842 livres sterling jeudi (2 054 euros) - le marché étant fermé vendredi -, contre 1 908 livres à la fin de la semaine précédente. A New York aussi, elle a reculé.

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Mme Dominique Ouattara:Soulager les plus demunis!

Children_Biafra%20(13).jpgInvitée de Onuci Fm/ Mme Dominique Ouattara (Children of Africa) à propos de l’humanitaire : "J’ai mis mes relations au service des plus démunis"

Mardi 14 avril 2009

Mme Dominique Ouattara, présidente fondatrice de Children of Africa, a été l’invitée de l’Onuci FM, le dimanche 12 avril dans son édition de 7H30. Nous vous proposons l’intégralité des échanges.

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mercredi, 18 février 2009

« Tout est à reconstruire en Côte d'Ivoire »

Jean-Louis BillonJean-Louis Billon « Tout est à reconstruire en Côte d'Ivoire »

© Jeune Afrique 18/01/2009 14:53:03
Propos recueillis par Pascal Airault

Président de la chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire et du premier groupe privé ivoirien, il plaide pour une relance musclée de l’économie du pays et une nette amélioration de l’environnement des affaires.


Jeune Afrique : Quel est l’état de l’économie ivoirienne en ce début d’année 2009 ?


Jean-Louis Billon : Malgré la crise, notre économie tient globalement le coup. Après avoir connu une période de récession en 2002 et 2003, nous retrouvons progressivement une petite croissance, à 2,9 % en 2008. Mais tout cela doit être relativisé. Près de la moitié des emplois ont été détruits, 50 % des entreprises ont disparu, 47 % de la population reste au-dessous du seuil de pauvreté, les secteurs de l’éducation et de la santé sont sinistrés, les infrastructures se dégradent… La progression du produit intérieur brut est essentiellement liée à la hausse des cours des matières premières, notamment du pétrole et de l’hévéa, mais elle ne traduit pas de développement.

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jeudi, 08 janvier 2009

Contribution de Roland Dagher: "Ma part de vérité"

jeudi 8 janvier 2009 -
Par Autre presse



Il y a 20 ans, 1 ivoirien sur 10 vivait sous le seuil de la pauvreté. Aujourd’hui, 1 ivoirien sur 2 vit sous le seuil de la pauvreté. Le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté, DSRP, dénombre 1000 nouveaux pauvres chaque jour. Tel est le tableau loin d’être reluisant d’une Côte d’Ivoire qui, hélas, avance à reculons. Il est vrai que nous sommes passés du panier de la ménagère à un simple sachet. D’un repas par jour à un repas tous les deux jours, si Dieu le veut. La filière café-cacao, naguère fleuron et fierté de l’économie nationale, semble toujours chercher ses marques.

Bien malin l’ivoirien moyen ou même le cadre qui puisse vous définir les attributions réelles de la multitude de structures intérimaires ou définitive qui baignent dans une opacité à faire pâlir une nuit en zone forestière sans claire de lune.

dagher

A cela, qu’il nous plaise d’agiter le très sensible spectre du pétrole et du gaz pour le peu que nous avons la chance et s’en est bien une. Oui, la chance de lire dans les journaux, les chiffres tantôt américains, tantôt de source locale, rivalisant jalousement de contradiction. Là aussi silence, on développe ; pour paraphraser l’écrivain Jean Marie Adiafi. Pendant ce temps, le paysan, naguère fier de son statut, tire aujourd’hui le diable par la queue.

Dans les grandes cités urbaines le tableau porte sur les crevasses, les ordures dont les odeurs pestifiantes vous accueillent à l’entrée de chaque quartier. Les routes reliant les différentes villes n’échappent pas à la règle d’or. Mais le comble des combles : les entreprises frappées par la récession ferment ou tentent de survivre tant que cela est possible avec leur lugubre cortège de congés techniques, de diminution de salaires, quand il y en a ou de licenciement pur et simple. Cela suffit-il ? Que non ! Le mérite a foutu le camp ; la poche parle à la place du cerveau aux différents concours de la Fonction publique ; obligeant ainsi des milliers de diplômés à se résoudre à gérer les cabines téléphoniques ou, au mieux, à devenir pompistes dans les stations d’essence.

Mais le tableau serait incomplet si l’on ne voyait pas à l’antipode des 1 000 nouveaux pauvres par jour, le faste de nouveaux riches menant une vie ostentatoire : grosses cylindrées rutilantes, châtelets à faire pâlir Buckingham Palace. Voyages en 1ère classe, cadeaux d’anniversaire somptueux. A telle enseigne que le slogan connu de tous est « il faut être refondateur pour vivre ». Mais, hélas, pas tous les refondateurs. Bref une minorité aussi vit de façon opulente presque arrogante au détriment de nombreux braves travailleurs qui croupissent, chaque jour que Dieu fait, sous le fardeau insupportable d’une inimaginable misère toujours grandissante.

Comme l’indiquait si adroitement l’Archevêque d’Abidjan, Mgr Jean-Pierre Kutwa lors de la messe de la Paix le 31 décembre dernier : la guerre ne peut tout justifier, j’ajouterai que beaucoup tirent d’ailleurs profit de la guerre. Mais où va notre Côte d’Ivoire et jusqu’où s’arrêtera, hélas cette dégringolade vertigineuse. Les fins de mois deviennent de plus en plus angoissantes pour ceux qui peuvent encore espérer. Les laissés pour compte, compte sur une mâne divine. Alors ça bouillonne à la base.

Ceci explique peut être tous ces nombreux mots d’ordre de grève lancés dans tous les secteurs stratégiques de notre économie. Le transport, l’éducation, la santé etc. Si toutes ces réactions sont compréhensibles, je crois pour ma part qu’elles ne feront qu’empirer une situation déjà sous perfusion. C’est pourquoi je pense qu’il faut savoir raison gardée et amorcer un processus de dialogue social afin de permettre au pays de sortir de sa longue agonie. Nous pouvons nous en sortir ; alors plutôt que la rue, je souhaiterais que nous regardions dans les yeux que nous redressons le gouvernail et lentement ramener ce navire presque ivre à quai. Cela est possible. J’en appelle à la conscience et à la bonne volonté de tous et de chacun. Tout est possible en ce bas monde, pourvu que nous posions le bon diagnostic afin d’administrer le remède idoine.

La Côte d’Ivoire ne mérite pas ça. Elle nous a tout donné ; relevons nous afin de léguer à nos progénitures mieux que nous avons reçu de nos devanciers. Moi j’y crois, dans la Paix, la Concorde, la Justice et l’Amour.

Que Dieu nous entende et sauve notre cher et beau pays jadis oasis de prospérité.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire

Roland DAGHER
Conseiller Economique et Social
18 BP 71 Abidjan 18