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vendredi, 14 janvier 2011

Abidjan:247 morts selon l'ONU

GENEVE (Reuters) - Les violences en Côte d'Ivoire depuis le second tour de l'élection présidentielle le 28 novembre ont fait au moins 247 morts et 49 disparus, a rapporté vendredi la Commission des droits de l'homme de l'Onu.

Son précédent bilan, établi il y a une semaine, faisait état de 210 tués, a précisé Rupert Colville, porte-parole de la Commission, lors d'un point de presse à Genève. Parmi les dernières victimes en date figurent quatre civils et sept policiers tués dans un quartier de banlieue d'Abidjan, Abobo.gbagbo.jpg


La Côte d'Ivoire s'enfonce dans la crise politique depuis le second tour, dont le président sortant Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara revendiquent tous deux la victoire.

Les Nations unies pensent que bon nombre des victimes ont été tuées par les forces de sécurité de Gbagbo ou par des miliciens alliés lors de raids nocturnes dans des quartiers comme Abobo, à Abidjan, qui passent pour favorables à Ouattara.

Sur les 49 disparus, 20 ont été recensés au cours de la semaine écoulée, a précisé Rupert Colville.

Les responsables des Nations unies n'ont pas pu accéder à trois fosses communes présumées. La dernière à avoir été signalée est à Issia, près de Daloa, dans le centre du pays.

"Il s'agirait d'une fosse commune contenant de nombreux corps. C'est tout ce que nous savons à ce stade", a dit Rupert Colville à propos de la fosse d'Issia. Des observateurs militaires de l'Onu, appartenant à l'Onuci, la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire, ont dit avoir été informés lundi par téléphone de l'existence de cette fosse commune.

"Des officiers de l'Onuci se sont rendus sur place le lendemain, le 11 janvier, pour enquêter, mais ils n'ont pas été en mesure de retrouver la fosse présumée et n'ont de ce fait pas pu confirmer son existence", a déclaré le porte-parole.

"Ils ont tenté à deux reprises d'atteindre les autres fosses communes présumées. Chaque fois, les forces de sécurité (de Laurent Gbagbo) les en ont empêché. Mais il est évident que devant des accusations aussi graves, vous ne renoncez pas", a poursuivi Rupert Colville.

Stephanie Nebehay, Jean-Philippe Lefief et Eric Faye pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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