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dimanche, 05 décembre 2010

L'AU desavoue son representant

L’UA désavoue son représentant à l’investiture de L.Gbagbo

Le chef de la mission électorale de l’UA en Côte d'Ivoire, présent à la cérémonie d’investiture de Laurent Gabgbo, ne représentait « que lui-même », selon l’Union africaine. L’instance panafricaine, comme la Cedeao, œuvre fermement en faveur d’un départ de L. Gbagbo.


 

Au moment où elle annonçait l’envoi de l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki en mission urgente à Abidjan pour tenter une conciliation entre les Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, l’Union africaine apportait la précision suivante : « informée de la présence de M. Joseph Kokou Koffigoh, ancien Premier ministre du Togo et chef de la Mission d’observation électorale dépêchée par l’UA à l’occasion du deuxième tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, à la cérémonie de prestation de serment de M. Laurent Gbagbo, qui a eu lieu (le) 4 décembre 2010.

La Commission voudrait préciser que M. Koffigoh ne représentait pas l’Union africaine, qui n’est en rien engagée par cet acte individuel. La position de l’Union africaine est telle que déterminée par les communiqués publiés par son Conseil de paix et de sécurité et par le Président de la Commission. »

Selon Le Nouveau Réveil, la communauté libanaise se serait de la même manière désolidarisée de son ambassadeur, Ali Ajami, qualifiant sa présence à la prestation de serment de L. Gbagbo d’« acte isolé ».

L’Union africaine s’éloigne de L. Gbagbo avec diplomatie

Le 3 décembre, la Commission de l’UA avait reconnu le résultat des urnes, après un scrutin tenu « dans des conditions jugées satisfaisantes par l’ensemble des missions d’observation électorale, y compris celles de la Cedeao et de l’UA », (…) dont les résultats provisoires ont été proclamés (le 2 décembre) par la Commission électorale indépendante ».

Le lendemain (4 décembre), le Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine avait insisté en prenant position pour Alassane Ouattara, sans toutefois le nommer, mais en affirmant « rejeter toute tentative visant à créer un fait accompli », une formulation qui vise clairement Laurent Gbagbo.

Une porte de sortie pour L. Gbagbo ?

Si les positions de l’UA et de la Cedeao sont clairement en faveur d’un départ de L. Gbagbo, rien ne filtre encore sur les propositions que peut lui faire Thabo Mbeki pour lui offrir une sortie honorable. En tout état de cause, la situation ivoirienne permet difficilement d’envisager un scénario à la kenyane ou à la zimbabwéenne, avec partage du pouvoir, sans recrudescence des affrontements. Le soutien de Thabo Mbeki à la mise en place d’un gouvernement d’union au Zimbabwe, une solution qui ne fonctionne que très difficilement, a d’ailleurs été critiquée par de nombreux observateurs. Des sources non officielles évoquent actuellement la possibilité de proposer un poste international à L. Gbagbo. Reste à savoir si cela constituerait vraiment une sortie honorable pour le président sortant.

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