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mardi, 07 septembre 2010

Gbagbo partira du palais le 31Octobre

Amadou Gon Coulibaly (DNC) d’ADO aux militants : "Le 31 octobre, Gbagbo doit partir du palais avec ses bagages"

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Le Directeur national de campagne du leader des Républicains, Amadou Gon Coulibaly a, au cours du meeting qu’il a animé le samedi dernier, à Port-Bouët, à l’occasion de la rentrée politique de la Direction de campagne d’Abidjan-Sud, appelé les militants à se mobiliser pour faire obstacle à l’intimidation et la confiscation du pouvoir que s’apprête à faire le candidat de la minorité présidentielle, Laurent Gbagbo.



« (...) Chers amis, on est vraiment fatigué. On est fatigué. On nous prend pour des cobayes. Mais on veut nous prendre aussi pour des imbéciles. On nous prend pour des amnésiques. Or nous ne sommes pas des imbéciles, nous ne sommes pas amnésiques. Tout ce qui s’est passé ces dix années, s’est passé avec nous tous ici en Côte d’Ivoire. Donc, on ne peut pas nous raconter des histoires. Et pour mettre un terme à ces mensonges, on ira aux élections.

En octobre 2010, l’affaire sera regelée. Notre souffrance sera terminée, et l’espoir pour la Côte d’Ivoire, pour les jeunes, pour les femmes, pour les paysans, pour tout le monde sera au rendez-vous. Cher frère Cissé Ibrahim Bacongo, directeur de campagne de zone, je voudrais, encore une fois te féliciter. Te féliciter pour les initiatives opportunes que tu prends dans le cadre de la campagne de notre président, le Dr Alassane Dramane Ouattara. Organiser une rentrée politique, dans le contexte que tu as décrié tout à l’heure est de bon augure. Il fallait y penser, et il fallait le faire. Cela tombe à point nommé. Et cela donne l’opportunité de relever un certain nombre de points qui ont été évoqués ces derniers jours.

Et nous devons en parler. Bacongo, merci. Tu avais pris l’initiative des QG de campagne. Le président lui-même, s’est déplacé avec son épouse et toute la direction du parti pour venir inaugurer le QG de campagne d’Abidjan-Sud. Vous avez ouvert une voie. Aujourd’hui, il y a plusieurs QG de campagnes. Aujourd’hui, vous venez de prendre l’initiative dans le contexte politique de notre pays avec la fixation des élections du 31 octobre de faire cette rentrée politique. Cela va nous permettre de reprendre les activités sur le terrain. Oui, là aussi tu es précurseur et je souhaiterais que partout, la même chose se fasse. Et que ces rentrées politiques donnent l’opportunité de faire des politiques de proximité. Bacongo, nous te disons merci. Et j’associe à ses remerciements et à ses félicitations, toute ton équipe. Les Directeurs départementaux de campagne des différentes communes de la zone d’Abidjan-Sud. Que ce soit, Mme le ministre Saracino, que ce soit le doyen Doukouré, que ce soit notre sœur Honorine Assoa, que ce soit celui qui nous accueille dans sa commune, le jeune Aka Maxime, félicitations à tous. Félicitations à tous ces jeunes que je viens d’entendre.


Chers amis, il est l’heure de parler. Donc, il faut qu’on parle. Les élections comme vous le savez, sont prévues pour le 31 octobre 2010. Chacun de nous ici, sait que ces élections ont été arrachées, contrairement à ce que Laurent Gbagbo veut dire. Aujourd’hui, ce sont des élections qui ont été arrachées. Elles ont été arrachées et il ne peut plus rien. Elles auront effectivement lieu, le 31 octobre 2010. La liste électorale, après toutes les tentatives, qui consistaient pour le camp présidentiel à faire en sorte que le corps électoral soit réduit, est prête. Et je vous dis pourquoi ils ont tenté ces manoeuvres.

‘’Le RDR ne veut pas de violence’’


En 2000, dans le cadre du braquage électoral dont nos jeunes ont parlé toute à l’heure, Gbagbo s’est crédité d’un million d’électeurs. Dans ce million, dont il s’est crédité, il est évident qu’il n’y avait pas assez de militants du FPI, le contexte a fait que les militants d’autres partis qui ne voulaient pas de la junte on voté pour lui. En tout état de cause, ce million est la barre maximale, à laquelle il peut s’attendre. Et il faudrait – et c’est le fruit de son raisonnement - que le corps électoral soit réduit, de sorte qu’il ait plus de chance de passer le cap des élections. (...) Mais la donne a changé. Nous sommes en 2010 et avec la réalité, il ne peut pas gagner. De 2000 à 2010, contrairement à ce qu’il pense, les Ivoiriens que nous sommes, ne sommes plus prêts à aller voter massivement pour lui. Cela veut dire que lorsqu’en 2000, il disait ‘’je vais refonder la Côte d‘Ivoire’’, il voulait s’appuyer sur la recomposition du corps électoral, mais son action a échoué. Et Laurent Gbagbo sait que le 31 octobre va marquer la fin de son pouvoir.

Et un jour nouveau va se lever pour la Côte d’Ivoire avec l’arrivée d’ADO. Le 31 octobre, Gbagbo doit partir du Palais avec ses bagages pour faire place au nouveau locataire, qui n’est autre que le Dr Alassane Dramane Ouattara, pour le bien de la Côte d’Ivoire. C’est cela la réalité. Et ayant échoué dans sa tentative de réduire le corps électoral, il croit qu’il peut intimider les Ivoiriens. Tous ces discours, que ce soit lors de la célébration de la fête nationale, ou dernièrement à Divo, sont des discours d’intimidation. Il pense qu’il est possible de faire en sorte que les Ivoiriens, qui n’ont pas été exclus de la liste électorale, aient peur de son discours ou qu’il ait la capacité par son discours, de les empêcher de voter. Mais, c’est mal connaître le peuple de Côte d’Ivoire. (...)


Je voudrais dire au Président Gbagbo, nous, nous avons intégré le fait que nous sommes mortels. Nous avons intégré le fait que nous sommes mortels. Il faut qu’eux, ils intègrent aussi le fait qu’ils sont mortels. Personne ne peut nous intimider. Si c’est la violence qu’ils veulent nous opposer, nous n’en voulons pas, nous n’en voulons pas. Mais si, ils nous imposent la violence, il faut qu’ils intègrent qu’ils sont mortels. Parce que Dieu est pour tout le monde. Ils ne pourront rien. 
Donc, chers amis, cette intimidation ne passera pas. Et je suis d’autant plus convaincu par la détermination des jeunes qui se sont succédé ici sur ce podium. Que ce soit le général Lokoko, que ce soit Boué Ange, que ce soit Loukou Jeannot, avec eux, toute cette jeunesse ici présente. Que ce soit au niveau du RJR, que ce soit au niveau de Touré Mamadou. Je sais qu’avec cette jeunesse que nous avons, cette jeunesse qui a décidé de regarder dans le sens du changement pour la victoire du Dr Alassane Dramane Ouattara, aucune intimidation ne passera le 31 octobre. Aucune intimidation ne passera après le 31 octobre. Et lorsqu’on l’aura battu, rien de ce qu’il va essayer de faire pour confisquer le pouvoir ne passera. Le 31 Octobre, Gbagbo tombe.

‘’Soyez les Directeurs de campagne d’ADO’’

Tout à l’heure, un des intervenants a dit qu’avec cette Refondation, le pays a connu ce qu’il a connu. 10 années d’errance. Il n’y a plus d’Etat, le désordre règne en maître absolu dans le pays. Qu’est-ce que la Refondation a donné aux Ivoiriens ? Rien du tout ! Et il ose dire à Agboville que le 31 octobre, c’est la renaissance de la Côte d’Ivoire. Avec Gbagbo, on sait ce que veut dire les slogans. Oui, la Côte d’Ivoire a besoin d’être reconstruite. Après 10 années de destruction, Oui la Côte d’Ivoire doit être reconstruite, mais pas avec les refondateurs, parce qu’ils ne le peuvent pas. Gbagbo parle et il continue de parler sans passer aux actes pour bonheur des Ivoiriens.

Le combat où il fallait faire élire un homme sans programme, ce combat là est passé. Aujourd’hui Bacongo, il y a du travail. Il y a énormément de travail, pour que notre pays se lève. Pour que nous soyons respectés. Pour que la Côte d’Ivoire retrouve son lustre d’antan. Il faut un homme qui a de la compétence pour redresser la Côte d’Ivoire, il faut un homme qui a de l’expérience dans la gestion d’un Etat, qui a un bon carnet d’adresse, et cette personne s’appelle Alassane Dramane Ouattara. Pour diriger un pays, il faut savoir concevoir un programme. Le discours de Gbagbo ne peut plus passer. ADO a un programme chiffré pour chaque région. C’est 10.000 milliards dont le financement sera disponible auprès des institutions financières.

Gbagbo n’a pas de programme cohérent. Alors qu’ADO en a un. C’est ça la différence. Je vous demande à vous tous de vous comporter comme des directeurs de campagne. Il n’y a pas que Bacongo pour Abidjan-Sud. Il n’y a pas que Saracino pour Treichville. Il faut que chacun et chacune d’entre nous, dans son petit lopin de terre, dans sa maison, dans son quartier, se considère comme directeur de campagne. Vous devez aller partout pour faire la promotion du Dr Alassane Dramane Ouattara. Les élections auront lieu. Mais avant cela, nous allons faire une semaine à partir du 12 septembre, dans les locaux de HETEC au Plateau Dokui, pour faire le bilan de la pré campagne. Et par la même occasion, lancer la campagne. Parce que pour nous, les élections auront lieu le 31 octobre. Ce séminaire est un outil important qui nous permettra d’atteindre nos objectifs.


Chers frères, chères sœurs, aujourd’hui est un grand jour. Un grand jour à cause de la présence massive de nos chefs traditionnels. Ils sont garants de nos traditions. Mais le président Alassane Dramane Ouattara le dit lui-même, ce sont des personnes qui permettent aussi de modérer les contradictions dans la société. Je constate, chers chefs traditionnels, que dans le combat d’Alassane Dramane Ouattara, vous comptez beaucoup. Alassane Ouattara a décidé d’inscrire dans la Constitution de la République de Côte d’Ivoire, un statut particulier pour vous les chefs traditionnels. Il vous donnera les moyens qui vous permettront de travailler sur le terrain. Nous avons des Députés, des maires, mais il n’y a pas de statut pour la chefferie traditionnelle, alors que dans nos sociétés africaines, nous connaissons les valeurs des chefs traditionnels. Vous aurez les moyens qui vous permettront de réguler les contradictions dans la société. ADO me charge de vous dire que dans son programme, il y a une place pour vous, les chefs traditionnels.

Un grand séminaire pour lancer la campagne

Je voudrais m’arrêter là et vous dire par la même occasion que le 31 octobre 2010, les élections auront bel et bien lieu. Et il faut que Gbagbo le sache. Ensuite, Gbagbo nous dit que lorsqu’il parle, il respecte sa parole. Mais, c’est se moquer du monde. C’est se moquer de tous les Ivoiriens, c’est pour cela que je vous disais tantôt qu’il pense que nous sommes amnésiques. Dans sa tournée, il a voulu mettre la responsabilité du retard des élections sur la CEI. Mais qui ne se souvient de ce qu’il a fait ? Qui ne se souvient de tous les obstacles qu’il a pu mettre sur la route des élections ? Depuis le mois de novembre, où nous devions avoir une liste électorale, il a crée des blocages de toutes pièces. Et aujourd’hui, il veut faire croire, que la responsabilité du retard des élections incombe à quelqu’un d’autre. C’est Gbagbo qui a décidé d’accroître la souffrance du peule de Côte d’Ivoire. Les élections auraient du avoir lieu bien plus tôt.


En tout état de cause, nous allons nous préparer pour le 31 octobre 2010. Il veut, il ne veut pas, le 31 octobre, Gbagbo sera out. Autre point que vous devez retenir, c’est l’intimidation. Il faut que toutes les velléités d’intimidations ne puissent pas passer. On ne pourra pas nous voler notre victoire. On ne pourra pas nous empêcher de voter. On ne pourra rien faire. Nous allons gagner les élections et porter Alassane Dramane Ouattara au Palais présidentiel. Notre ambition après le séminaire est de mettre tout le monde sur le terrain jusqu’au 31 octobre. Ce qui fait que tous les petits mensonges qui ont été dissipés ça et là seront détruits. Nous allons nettoyer tout cela. Je suis persuadé qu’en 45 jours, nous allons nettoyer tous les petits mensonges qui ont été distillés, afin que notre président ADO soit porté au pouvoir. Merci beaucoup. Je voudrais terminer en disant «rien, absolument rien ne pourra entraver la tenue de ce séminaire.»

Service de Communication de la direction de Campagne Abidjan-Sud

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