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mardi, 31 août 2010

Le général Beth ambassadeur au Burkina Faso

L’ancien patron de la licorne ambassadeur au Burkina, Poussée de fièvre à Abidjan


Le pouvoir ivoirien cogite et retourne dans tous les sens, actuellement, la nomination du général Emmanuel Beth comme ambassadeur au Burkina Faso. L’information faisait le tour des couloirs de la présidence et des officines du pouvoir depuis quelques jours. Ce matin les journaux proches du pouvoir ivoirien ont mis au grand jour les inquiétudes du camp présidentiel. A deux mois d’une présidence fixée pour le 31 octobre, qui s’annonce très difficile pour tous, à cause du risque élevé d’affrontements, que viendrait faire ce général français bien connu des belligérants ivoiriens dans le pays de Blaise Compoaré ?



La question est posée et fait l’objet de toutes les analyses, principalement dans le camp présidentiel. Il faut le souligner, pour Laurent Gbagbo et ses hommes cela n’augure rien d’intéressant. Extrêmement méfiant vis-à-vis de la France depuis l’éclatement de la crise en 2002, le pouvoir ivoirien pense que cette arrivée de ce général baroudeur à la frontière ivoirienne cacherait un faux coup de Paris à son encontre. Coïncidence ou pas, l’Etat major des armées ivoiriennes a annoncé une autre saison des coups d’Etat. Il ya une semaine le porte parole des forces gouvernementales, le colonel major Adolphe Babri a fait état « d’assassinats ciblés de personnalités » orchestrés par des individus tapis dans l’ombre. Conséquence, l’armée a rétablit ces patrouilles en appui à la police et posté des chars aux endroits stratégiques de la capitale. 

Mais pourquoi, la nomination du général Beth fait t elle frissonner le régime d’Abidjan? Pour trouver les réponses à cette question, il faut retourner au temps où le général était en poste en Côte d’ivoire. En fait, il a été le premier officier français à prendre le commandement de la force licorne dès sa création en 2002. Dans le milieu des forces armées ivoiriennes, il est accusé d’avoir fait perdre des positions aux loyalistes dans des offensives contre les ex rebelles. Un militaire qui a participé au combat de Vavoua nous a raconté que sous ses ordres, l’armée française a repoussé l’armée ivoirienne des positions alors qu’elles étaient en train de récupérer ladite ville aux mains de rebelles. En Côte d’ivoire, il sera à l’origine de l’ex filtration du président du RDR, et de ses proches. Ces hommes et lui prendront part au combat dans l’Ouest, notamment à Man et à Danané puis à Duékoué au début de l’année 2003. 

Témoin des tensions et des manifestations anti-françaises à Abidjan à la suite de la signature de l’accord de Marcoussis et de la nomination de Seydou Diarra comme Premier ministre d’un gouvernement de réconciliation nationale, lesquelles tensions vont conduire au renforcement de l’opération Licorne de 3.000 à 4.000 hommes. Soldat de terrain, légionnaire le général Emmanuel Beth est né le 15 septembre 1952 à Cherchell (Algérie). Il connait bien l’Afrique. En quittant la Côte d’ivoire en 2004, il devient chef du centre de planification et de conduite des opérations à Paris. Promu général de division le 1er novembre 2005, il devient sept mois plus tard Directeur de la Coopération Militaire et de la Défense au Ministère des Affaires Etrangères. Depuis octobre 2007 il est général de corps d’armée. Il est officier de la Légion d’Honneur, chevalier de l’Ordre National du Mérite et titulaire de la croix de la valeur Militaire avec une citation à l’ordre de l’armée. 

Si Abidjan voit d’un mauvais œil la nomination de ce général, Paris ne s’émeut pas outre mesure. Pour la simple raison que Paris ne comprend guère les craintes qui étreignent Abidjan. Surtout que Paris n’a pas à demander l’autorisation d’Abidjan pour nommer son ambassadeur au Burkina Faso, nous a confié un diplomate en poste à Abidjan. Et selon une source militaire proche de l’opération licorne, la nomination du général Beth serait une réponse aux actions de Alquaï au Maghreb islamique (Aqmi). Une sorte de reprise en main de la situation demandée par Ouagadougou après la mort de Michel Germaneau. Cela évidemment ne rassure pas Abidjan. « Quant tu as été mordu par le serpent, le ver de terre te faire peur » dit l’adage.

Source : http://www.koaci.com

Commentaires

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Écrit par : belote gratuit | mardi, 31 août 2010

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