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mardi, 01 juin 2010

Afrique/Economie:L’Afrique du Sud n’est pas l’Occident !!!

L’Afrique du Sud l’Occident !!!n’est pas ce que présente

(zum.jpgAfriSCOOP Sport)Première économie du continent africain, la République sud-africaine est l’objet de clichés quotidiens négatifs depuis qu’elle s’est vue attribuer en 2004 l’organisation de la Coupe du monde de football. Un matraquage médiatique corrosif qui n’empêche pas ce vaste Etat du continent noir d’être prêt pour relever le défi d’organiser le premier Mondial en Afrique ; même si comme toutes les grandes économies du monde, Pretoria fait face aux divers maux inhérents à l’industrialisation à outrance des Etats contemporains…


 La dénomination « Afrique du Sud » a succédé à celle de « l’Union sud-africaine » le 31 mai 1961. L’Afrique du Sud est un pays situé à l’extrémité australe du continent africain. Elle est frontalière au nord avec la Namibie, le Botswana et le Zimbabwe, et au nord-est avec le Mozambique et le Swaziland.

 Le Lesotho est pour sa part un État enclavé dans le territoire sud-africain. L’Afrique du Sud compte plus de 49.320.500 habitants (selon les résultats du recensement de 2009) répartis en 79,3 % de Noirs, 9,1 % de Blancs, 9 % de Métis et 2,6 % d’Asiatiques. Nation aux phénotypes très variés, l’Afrique du Sud est ainsi en Afrique le pays présentant la plus grande portion de populations dites « colorées », blanches et indiennes. L’Afrique du Sud est parfois appelée « nation arc-en-ciel », notion inventée par l’archevêque Desmond Tutu.

 La diversité de la nouvelle nation sud-africaine contraste avec l’idéologie séparationniste de l’apartheid, qui n’est plus en vigueur depuis 1991. L’Afrique du Sud se caractérise par d’importantes richesses minières (or, diamant, charbon, etc.) qui l’ont rendue indispensable pour les pays occidentaux durant la « guerre froide » et par une importante population de souche européenne. L’Afrique du Sud est la première puissance économique du continent africain. Son économie, l’une des plus développées du continent, profite d’infrastructures modernes couvrant tout le pays. 1.219.912 km2, c’est la superficie de ce pays.

Depuis 1994, l’Afrique du Sud a opté pour un libéralisme économique tempéré par une forte implication de l’État afin de réguler l’économie, de modifier la répartition inégalitaire des richesses et d’assurer une meilleure protection des catégories sociales historiquement et économiquement les plus défavorisées. Le pays a affiché une croissance régulière de 5% en moyenne, depuis cette date. En dépit d’un certain nombre de difficultés structurelles ou conjoncturelles, l’Afrique du Sud reste la première économie du continent africain représentant un quart du Pib (Produit intérieur brut) de celui-ci, l’un des premiers producteurs mondiaux d’or et de platine et dispose de sociétés et d’entreprises nationales extrêmement prospères et compétitives sur les marchés internationaux.

La nouvelle Afrique du Sud sur les rails malgré les couacs !

Depuis 1994, les autorités sud-africaines ont mis en œuvre une politique d’affirmative action, affirmative aksie (« discrimination positive »), visant à promouvoir une meilleure représentation de la majorité noire dans les différents secteurs du pays (administration, services publics et parapublics, sociétés nationalisées et privées). Ainsi, dans de nombreux secteurs, des Blancs ont été invités à faire valoir leurs droits à la retraite ou à accepter des licenciements, moyennant une indemnité de départ. Un des résultats fut l’appauvrissement d’une partie de cette minorité blanche (10 % de ses membres vivent aujourd’hui avec 1.000 euros par an).

Depuis le début de l’année 2008, la croissance sud-africaine est minée par des coupures d’électricité qui paralysent les grandes villes, provoquent des embouteillages monstres sur les grandes artères et menacent l’économie du pays et de la région, en provoquant notamment la fermeture provisoire des principales mines d’or, de platine et de diamant. Suite à cette crise qui remet en cause l’activité salariée de 450.000 personnes, le gouvernement fait son mea culpa pour n’avoir pas modernisé ou construit de centrales électriques depuis la fin de l’apartheid. Cette crise menace la valeur du « rand » (monnaie nationale) en chute libre. Selon l’Idh (Indicateur du développement humain) du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), l’Afrique du Sud a reculé de 35 places dans leur classement entre 1990 et 2005, constatant l’appauvrissement général de la population.

Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d’extrême pauvreté a doublé en dix ans, passant de 1,9 à 4,2 millions, soit aujourd’hui 8,8 % de la population. Près de 40% des villes en Afrique du Sud sont composées de townships et cette différence entre les riches et les pauvres est très visible ainsi que très présente. Elle crée à l’origine beaucoup de tensions entre les deux classes sociales. Plus de 43 % de la population vit avec moins de 3.000 rands (260 euros) par an. Le chômage a un taux officiel de 23,2% selon l’Oit (Organisation internationale du Travail), mais les syndicats l’estiment proche de 40 %.

De nombreux Africains immigrent en Afrique du Sud pour gagner plus d’argent que dans leurs pays d’origine, mais le sida et la criminalité en font partir certains au bout de quelques années. En mai 2008, Johannesburg et d’autres villes du pays connaissent de violentes émeutes anti-immigrés qui font environ 50 morts, 25.000 sans-abri et provoquent l’exode de plusieurs milliers d’immigrés clandestins.

Pour les années 2007 et 2008, les statistiques ont encore recensé quelque 240.000 cambriolages chez les particuliers, pas moins de 60.000 vols dans les magasins, les usines et les bureaux, près de 140.000 cas de dégradation lourde de matériel, ainsi que 18.487 assassinats et 18.795 tentatives de meurtre. Les violences se concentrent au Cap, à Durban, mais aussi à Johannesburg et à Pretoria. Ainsi, presque tous les habitants d’Afrique du Sud ont une fois dans leur vie fait l’expérience directe de la criminalité. L’État sud-africain dispose pourtant de 200.000 policiers et de 60.000 militaires pour rétablir l’ordre et la sécurité, mais les agents de police sont généralement mal formés et mal payés. La police fait elle-même surveiller certains commissariats par des sociétés privées. Ces dernières, qui emploient 420.000 agents de sécurité privés, sont à ce jour chargées de la protection d’un million et demi d’entreprises et de foyers sud-africains.

La nation arc-en-ciel, c’est aussi cela !

Le zoulou est la langue la plus parlée dans les foyers sud-africains(environ ¼ des habitants), suivi par le xhosa (17,6 %). En troisième place arrive l’afrikaans avec 14 % de locuteurs maternels mais plus de 30 % de locuteurs de seconde langue, ce qui la place en deuxième position. Cependant, elle soufre de la concurrence de l’anglais qui paraît plus utile. Cette dernière reste la langue des affaires et de la communication. ¾ des Sud-Africains se déclarent chrétiens, 18 % sans religion. Dans le domaine sportif, l’Afrique du Sud est surtout connue pour son équipe de rugby qu’ont représenté des joueurs tels que François Pienaar, Frik du Preez, Joost van der Westhuizen, André Venter, Os du Randt, Shaun Sowerby … Percy Montgomery (arrière) et Bryan Habana (ailier) sont actuellement classés parmi les meilleurs joueurs du monde. En 4 participations, l’Afrique du Sud a remporté 2 fois la Coupe du monde de rugby : le 24 juin 1995 à Johannesburg (Ellis Park) : Afrique du Sud 15-12 Nouvelle-Zélande (après prolongation) et le 20 octobre 2007 à Saint-Denis (Stade de France) : Afrique du Sud 15-6 Angleterre.

La locomotive de l’économie en Afrique a organisé la Coupe du monde de cricket en 2003, elle fut championne d’Afrique de football 1996 à Johannesbourg (FNB Stadium), compte notamment Jody Scheckter qui fut champion du monde de Formule 1 en 1979 sur Ferrari et son fils Tomas qui fait une carrière en IRL. Ce pays a par ailleurs l’habitude d’organiser plusieurs épreuves du championnat du monde de surf.

Les jeunes Sud-africains de 0-14 ans représentent 31,45% de la population et les 15-64 ans, 61,05%. La densité en 2009 était de 40,43 hab/km². 53,5 ans, c’est l’espérance de vie des hommes dans ce pays ; celle des femmes est évaluée à 57,2 ans. En 1999, le taux d’alphabétisation en Afrique du Sud était estimé à 86,4%. En 2007, le pays de Nelson Mandela comptait 728 aéroports (dont 146 avec des pistes goudronnées). Ancienne colonie britannique, la nation arc-en-ciel célèbre chaque 31 mai son indépendance, en référence à l’année 1910.

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