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lundi, 22 février 2010

Gbagbo enfonce le payx

Trois jours après la répression sanglante d'une manifestation de l'opposition à Gagnoa (centre-ouest du pays), la Côte-d'Ivoire semble s'enfoncer dans une crise de plus en plus aigüe. Le médiateur et président burkinabè Blaise Compaoré est arrivé lundi à la mi-journée à Abidjan, où il doit avoir des entretiens avec les principaux dirigeants ivoiriens.


Il a été accueilli à son arrivée à l'aéroport par le président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro. Parrain de l'accord de paix de 2007, Compaoré doit ensuite rencontrer les deux leaders de l'opposition Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, des diplomates et le chef de l'Opération des Nations unies en Côte-d'Ivoire (Onuci) Young-jin Choi.

La journée de dimanche avait été marquée par une réunion infructueuse à Ouagadougou avec les deux dirigeants de l'opposition. Un sommet «en urgence» du président burkinabè et des principaux dirigeants ivoiriens avait alors été annoncé pour «débloquer» la situation.

Multiplication des manifestations

La situation politique ivoirienne connaît un fort regain de tension depuis la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le président Laurent Gbagbo le 12 février, une décision qui repousse de fait les élections tant attendues à une date indéterminée.

Répondant à l'appel de leurs leaders à contrer «par tout moyen» le pouvoir en place, les opposants multiplient les manifestations à travers le pays, parfois émaillées de violences. Leur revendication: le rétablissement de la commission électorale, préalable indispensable à toute discussion sur une éventuelle entrée au gouvernement.

Ce dernier, de son côté, a durci le ton ce lundi en annonçant la suspension de la diffusion de la chaîne France 24 pour «traitement non professionnel de l'information». Un nouveau signe de la tension qui règne dans le pays: «On a l'impression que tout le monde est au bord du précipice», confiait ce matin une source diplomatique française.

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