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lundi, 11 mai 2009

Ado a la place Ficgayo:Framineux!Gigantesque!

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Je m'engage à vous consacrer 600 milliards de Frans CFA

 

Meeting à la place ficgayo de Yopougon
Alassane Ouattara à la jeunesse ivoirienne:“Je m’engage à vous consacrer 600 milliards de F CFA”

Merci à tous !
Merci d’être si nombreux !
Je crois que vous êtes près de 50 000 personnes ! Quelle mobilisation !
Ma première question : est-ce que vous-vous êtes fait enrôler ?
Les séances de rattrapage continuent, donc il faut continuer de vous enrôler.
Est-ce que vos parents se sont fait enrôler ? Est ce que vos frères, vos sœurs, vos tantes, vos oncles, vos cousins et cousines se sont fait enrôler ?
Donc il n’y a plus personne à enrôler !
Alors allons aux élections ! Allons aux élections ! Allons-y vite, vite, vite !
Maintenant, maintenant, maintenant !

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Jeunes Ivoiriens, jeunes Ivoiriennes,
Mes chers compatriotes,
Élèves, étudiants,
Jeunes travailleurs, jeunes sans emploi,
Merci d’être avec nous aujourd’hui.
Merci aussi aux autorités de la commune de Yopougon pour l’accueil fraternel qui nous est réservé.
Merci enfin à toutes les équipes de campagne qui ont organisé cet événement, la direction nationale, avec Amadou Gon Coulibaly, les directions régionales, les directions départementales et locales du RDR. Je remercie tout particulièrement tous les militants et sympathisants qui ont contribué à ce magnifique rassemblement.
Aujourd’hui, c’est la fête de la jeunesse, la fête de toute la jeunesse ivoirienne. Et vous êtes là nombreux, je suis flatté. Je vous remercie encore d’être présents.
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Je m’appelle Alassane Dramane Ouattara. Vous m’appelez ADO !
Vous savez, on a dit beaucoup de choses sur moi, souvent à tort et à travers.
Vous savez, on a dit beaucoup de choses sur moi, souvent à tort et à travers.
Les plus jeunes d’entre vous venaient de naître quand j’ai quitté mes fonctions de Premier Ministre, et beaucoup n’étaient pas nés lorsque le Président Félix Houphouët Boigny m’a appelé parce que le pays était en crise ; il m’a appelé un matin et il m’a dit : « Alassane j’ai besoin de toi, ton pays a besoin de toi, viens auprès de moi ».
Donc pour beaucoup d’entre vous, je suis peut-être cet inconnu célèbre dont on a tant parlé depuis quelques années. Un personnage plus qu’une personne. Et pourtant.
Aujourd’hui, je suis là devant vous, en chair et en os et vous le constatez, je ne suis ni une légende, ni un phénomène, ni un extra-terrestre. Je suis un homme. Comme vous !
Et avant de devenir un homme, j’ai été jeune. Comme vous.
Comme tout jeune, j’avais des rêves et des projets plein la tête. Je voulais faire beaucoup de chose. Mais avant tout, j’étais amoureux de mon pays.
J’ai eu beaucoup de chance. Je ne disais : voilà un jeune dioula qui est né au centre du pays, à Dimbokro, qui a fait une bonne partie de sa jeunesse à Dabou et à Akakro, qui a résidé à Gagnoa, Bondoukou, Bouna et par la suite qui est allé à l’extérieur pour faire ses études. J’aurais pu naître à Atlanta, aux Etats-Unis et si mes parents n’avaient pas de moyens, je ne serais peut-être pas revenu en Côte d’Ivoire, avant l’âge de 40 ans comme l’ont fait certains de mes collègues de l’Université de Pennsylvanie qui sont retournés en Bosnie, en Turquie, etc pour être Président de la République. Si j’étais né à Atlanta, on aurait dit que j’étais Américain. Mais les Américains ont donné une leçon. Ils ont élu triomphalement quelqu’un que nous considérons comme un frère, parce que nous en sommes fiers. J’invite les uns et les autres à laisser tomber les divisions au sein de notre pays. Je veux que tous les Ivoiriens se reconnaissent en la Côte d’Ivoire. Il faut mettre la Côte d’Ivoire au-dessus de tout. Il faut que chacun se demande comme le disait le Président Kennedy « qu’est-ce que je peux faire pour la Côte d’Ivoire ? ».
Moi, tout ce que je veux, c’est faire de mon pays, de ma chère Côte d’Ivoire, le pays d’hospitalité dont nous sommes si fiers, où nous voulons cultiver l’unité de la nation.
Je vous ai dit que j’ai été jeune. Comme tout jeune, j’avais des parents qui m’aimaient, une famille formidable qui a veillé sur moi.

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Cette famille m’a éduqué dans le respect des valeurs qui fondent la société ivoirienne : le travail, la tolérance, le respect des aînés.

Chers amis jeunes,
Je vais vous faire une confidence : je suis toujours le jeune Alassane, le jeune ADO, je n’ai pas vraiment changé.
J’ai toujours des rêves et des projets pour mon pays et, surtout, je suis resté fidèle aux valeurs qu’on m’a inculquées.
Oui, le jeune ADO vit toujours en moi. Le jeune ADO vous écoute, il vous entend et vous comprend. Il connaît vos problèmes, il partage vos angoisses et vos espoirs.
C’est sans doute aussi le jeune Alassane qui a conseillé au Docteur Ouattara de s’entourer de jeunes pour constituer son équipe à la Primature, en 1990. Cette petite voix me disait : Dr Ouattara n’oublie pas les jeunes. Et ADO aujourd’hui est la solution aux problèmes des jeunes !
Merci à mon fils Hamed d’avoir rappelé cette période exaltante de la vie de la Nation.
Hamed est la preuve que j’ai toujours fait confiance aux jeunes, que j’ai foi en la jeunesse. Je n’ai donc pas changé : j’ai confiance en vous les jeunes ! On peut vous donner une chance mais il faut la saisir. Hamed a saisi cette chance. Là où il est aujourd’hui, il le doit à lui-même, à son ardeur au travail, à sa fidélité, à sa loyauté. Donc ADO a des solutions pour vous, et c’est à vous de saisir ces solutions. C’est par le bulletin de vote que vous allez trouver la solution aux problèmes que vous avez en tant que jeune. C’est pourquoi j’ai commencé par vous demander si vous vous étiez fait enrôler. Si vous vous êtes fait enrôlé et que le 11 octobre 2009 au soir, nous sommes déclarés vainqueurs, vous verrez que vous les jeunes, vous êtes au cœur de mon programme, vous êtes le socle de mon projet.
Vous êtes ma préférence et ma priorité.
Vous voulez étudier ?
Je veux vous aider car pour l’éducation, j’ai des solutions.
Vous voulez du travail ?
Je vais vous en créer car pour l’emploi, j’ai des solutions.
Vous voulez vivre dans la paix ?
Je vous la garantis. Pour la paix aussi j’ai des solutions.

Oui, j’ai des solutions pour notre jeunesse et j’ai absolument besoin de vous pour réussir. J’ai besoin de vous pour mettre en œuvre le projet ambitieux que je vais vous présenter. Tout dépend de vous. Alors, je vais vous proposer un pacte. Un contrat entre vous et moi.
Je vais vous demander de marcher droit, de refuser la facilité, de vous mettre au service de notre pays, notre chère Côte d’Ivoire.
Je vais vous demander d’être des artisans de paix, des semeurs d’amour et d’amitié. Je vais vous demander de vous rassembler autour des 3 valeurs de notre devise nationale : UNION, DISCIPLINE, TRAVAIL.
Alors nous formerons une équipe qui gagne et ensemble nous accomplirons de grandes choses pour faire gagner la Côte d’Ivoire.

Jeunes ivoiriens, j’ai décidé que mon premier meeting en cette année électorale vous serait réservé.

Oui, c’est par vous que je voulais commencer parce que c’est grâce à vous que la Côte d’Ivoire peut rebondir. Je le dis sincèrement c’est avec vous que tout deviendra possible pour vous et pour tous les Ivoiriens !


Chers amis, chers jeunes,
J’ai décidé d’être candidat comme mon parti me l’a demandé, parce que je ne me résous pas à laisser à nos enfants une société où ils n’ont pas d’avenir.

J’ai décidé d’être candidat parce que je ne veux pas rester les bras croisés face aux difficultés que vous rencontrez quotidiennement.

J’ai décidé d’être candidat parce que j’estime que, lorsqu’on a eu autant de chances que moi, en retour, on doit s’employer à créer les conditions d’une vie meilleure pour vous, nos enfants.

J’ai pris cette décision en pensant à vous les jeunes qui souffrez tant.

La situation que vous vivez est devenue intolérable.
Vous le savez et vous le vivez, 85% DES CHOMEURS ONT MOINS DE 35 ANS ; ils sont donc parmi vous !
Avant, quand j’étais jeune, on nous disait : « faites des études, ayez des diplômes et vous aurez du travail ». Et je prends mon cas. J’ai eu mes diplômes à l’Université de Pennsylvanie en 1966. Avant même que l’année universitaire ne prenne fin, j’avais 3 ou 4 offres d’emploi à la Banque Fédérale dont une à la banque centrale de Philadelphie, à la City Bank et au Fonds Monétaire international. Je me suis dit : « je veux servir l’Afrique, je me vais me former pour retourner dans mon pays ». J’avais 24 ans et j’avais des offres d’emploi.
Ce n’est plus vrai aujourd’hui. Vous envoyez des demandes d’emploi aux entreprises, des demandes d’emplois par l’internet. Et quelque fois vous avez la chance d’être appelé pour un entretien et quand vous finissez, on vous dit : « Pas d’embauche ! »
Vous êtes nombreux ici comme ailleurs avec votre bac, votre BTS ou votre licence en poche, à être sans emploi, à faire de petits boulots qui ne rapportent pratiquement rien, à être chauffeur de Wôrô-wôrô ou gérants de cabines. Ce n’est pas normal. Moi je suis d’une famille de chauffeur et de commerçants. Il n’ y a pas de déshonneur à être chauffeur mais ce n’est pas pour cela que vous avez obtenu votre licence ou votre maîtrise. Vous êtes nombreux à dépendre de vos parents et à vivre encore sous leur toit. C’est inacceptable.

Au chômage massif des jeunes qui constituent un vrai scandale et une tragédie pour notre pays, s’ajoutent les problèmes de notre système éducatif, alors qu’il a été pendant longtemps envié et admiré pour ses performances. Je suis surpris que les uns et les autres ne s’en soucient pas. Ils font comme si c’était normal, que les jeunes doivent être au chômage. Je le refuse. Ce n’est pas comme cela que je vois mon pays. Vous les jeunes, vous avez des problèmes. Vous avez travaillé, vous avez fait toutes sortes d’études. Que ce soit dans le primaire, dans le secondaire ou dans l’enseignement supérieur, les infrastructures sont insuffisantes. Vous le savez mieux que personne.

Peut-on raisonnement dispenser un enseignement de qualité quand on a des classes surchargées avec plus de cinquante élèves ?

Peut-on accepter que des étudiants soient obligés de se tenir debout dans les salles de cours mal équipées et qu’ils se retrouvent « cambodgiens » dans les cités parce qu’ils n’ont pas de chambres ?
Je réponds non ! Ce n’est pas normal. Et vous aussi, puisque vous vivez ces problèmes quotidiennement. Il n’y a pas eu de véritable effort de construction de classes, d’amphis et de campus pour accueillir nos enfants et pour leur permettre de travailler dans de bonnes conditions.
Les conséquences de cette situation sont dramatiques :
Trop de jeunes sont en situation d’échec scolaire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : dans notre pays 300 mille enfants sont en dehors du système éducatif, sans parler de ceux qui quittent l’école sans aucune qualification.

Quand les enfants n’ont pas la possibilité de s’instruire, quand ils arrêtent trop tôt leurs études pour différentes raisons, c’est toute la société qui en souffre.

La délinquance augmente considérablement. Comme c’est le cas aujourd’hui dans notre pays.

Jeunes de Côte d’Ivoire, votre place n’est pas dans les rues ; elle n’est pas non plus dans les prisons.
Savez-vous que 5000 jeunes sont en attente de jugement...
Votre place est dans la société, à l’école, à l’université, dans les usines, dans les entreprises, dans les plantations.
Je n’accepte pas que des jeunes n’aient d’autre horizon que la rue ou la prison. Vous ne l’acceptez pas, vous non plus.

Je pourrais passer ainsi des heures à vous citer des choses que vous vivez cruellement au quotidien. Mais je ne veux pas augmenter vos angoisses, votre désarroi, votre colère et vos frustrations.

Combien sont-elles, comme le disait tout à l’heure Emma, les étudiantes qui sont obligées de se prostituer pour avoir de quoi manger, pour pouvoir poursuivre leurs études parce qu’elles n’ont pas de soutien financier, pas de bourses et que leurs parents n’ont pas les moyens ?
Pour prendre la mesure de cette triste réalité, il n’y a qu’à se rendre dans une rue non loin d’ici, puisque nous sommes à Yopougon : la célèbre rue Princesse.

Enfin, comment peut-on comprendre que le fait d’aller à l’école, le lieu de l’apprentissage du savoir par excellence, soit devenu un risque à cause de la violence ?
L’insécurité à l’école est devenue un des problèmes les plus graves qui se posent à nous tous. Nous sommes tous concernés : parents, élèves, étudiants, enseignants.

Comment pouvons-nous fermer les yeux sur le fait que des étudiants s’entretuent régulièrement, que des élèves soient rackettés sur le chemin de l’école ou dans la cour de récréation ou que la drogue circule dans nos établissements scolaires ?
Je ne veux jeter la pierre à personne. Je ne veux faire de leçons à personne.
Mais, j’ai le devoir de vous dire la vérité. Personne ne peut légitimer la violence.

Malgré tout ce que je viens de dire, il y a de l’espoir.
Il suffit de vous regarder aujourd’hui. Vous êtes venus nombreux
Quelle mobilisation ! Quelle passion ! Quelle conscience politique !
Jeunes ivoiriens, vous êtes capables de réveiller les opinions d’ici et d’ailleurs, de soulever les montagnes

Vous êtes capables de faire tomber les murs d’incompréhension, de balayer les divisions qui minent notre société. Parce que vous êtes capables de vous mobiliser pour une cause juste.
Vos combats de ces dernières années ont produit de belles avancées pour la démocratie dans notre pays.
Les victoires contre l’injustice, contre l’impunité et contre les violations des droits de l’homme. C’est vous !
Le vote à 18 ans. C’est vous qui l’avez obtenu. Les partis politiques peuvent dire on a fait ceci, on a fait cela mais, sans vous, nous ne l’aurions pas obtenu. Maintenant que vous avez obtenu le droit de vote, soyez prêts, enrôlez-vous et votez le 11 octobre.
La possibilité donnée à chaque Ivoirien de devenir citoyen à part entière, c'est-à-dire d’avoir une carte d’identité, d’avoir une carte d’électeur, c’est encore vous ! Tout cela les partis politiques vous le doivent.
Jeunes ivoiriens, ces acquis sont le résultat de votre lutte.

Je tiens ici à vous rendre hommage, à vous qui êtes présents ce matin sur cette place, mais aussi à tous les jeunes de Côte d’Ivoire. Et je déplore ceux qui sont malheureusement tombés à l’occasion de ces différents combats. Je leur rends hommage.

Jeunes de Côte d’Ivoire, vous n’êtes pas le problème de la Côte, vous êtes la solution !
Vous êtes la vraie chance de notre pays, sa plus grande richesse, bref, son avenir parce que tout simplement vous êtes majoritaire ! On dit souvent « ce que femme veut, Dieu le veut ». Je dirais aujourd’hui, « ce que jeune veut, les élections le feront ».

Je suis venu pour vous parler de l’avenir. Je suis venu vous proposer un vrai projet autour duquel je veux fédérer toute la jeunesse ivoirienne.
Un projet qui garantit à chacun de vous les mêmes chances de réussir dans la vie. Je n’ai pas besoin de vous rappeler ce que nous avons fait en trois ans sous l’autorité du Président Houphouët. Cela a été dit par Hamed Bakayoko, nous avons créé des universités, des lycées, etc. mais, je voudrais surtout vous dire ce que j’ai en projet pour vous pour l’avenir et je répète, je vous demande 5 ans. A l’issue de ces 5 ans, je ne prendrai pas de subterfuges. Vous allez constater ce que j’ai pu faire pour vous, pour notre pays, notre belle Côte d’Ivoire.
Certains disent que mon programme est ambitieux. Oui, il est ambitieux mais réaliste : il prend en compte tous nos compatriotes. Avant tout, il faut la paix et l’unité dans notre pays. Parce que sans la Paix et l’unité entre tous les Ivoiriens, il n’a aucune chance d’aboutir. Cela fait 7 ans que le pays est divisé.

L’un des principes fondamentaux de mon action sera donc de favoriser le brassage des groupes ethniques ou religieux et de mettre en valeur nos extraordinaires complémentarités, cette belle diversité qui caractérise notre pays.

Je formerai un gouvernement de rassemblement, intégrant toutes les compétences et les composantes politiques de la République. Je l’ai fait en son temps, je réaffirmerai les principes de neutralité et de laïcité de l'Etat.

Parce que nos divisions sont notre principal ennemi, je demanderai à notre Armée de jouer son rôle de "fabrique de cohésion nationale". Chers frères en armes, vous qui êtes là aujourd’hui, je vous dis merci pour l’encadrement de cette manifestation. A travers vous, je voudrais saluer aussi bien les forces de défense de sécurité ainsi que les forces armées des Forces nouvelles. Les élections dépendent en partie de vous, parce que certains essaient de dire que sans désarmement, il ne peut pas y avoir d’élections, c’est faux. Bien sûr, nous voulons tous le désarmement. Mais, la situation est apaisée. Nous avons eu des audiences foraines à travers l’ensemble du territoire national, il n’ y a pas eu de problèmes. Depuis le 15 septembre 2008, nous faisons l’identification et l’enrôlement, dans les endroits qui seront les lieux de vote le jour des élections, il n’ y a pas de problèmes. Pourquoi, nous ne pouvons pas faire d’élections ?
Qu’on arrête de nous raconter des histoires. Les Ivoiriens veulent les élections pour sortir la jeunesse de cette souffrance. La Côte d’Ivoire ne peut plus attendre. Chers frères gendarmes, policiers, nous comptons sur vous, retrouvez votre fraternité d’antan. Refaites-vous confiance pour protéger la Côte d’Ivoire comme c’est votre devoir. Vous aurez à soutenir le choix des Ivoiriens par les urnes. La Côte d’Ivoire en a assez des coups de force, des régimes illégitimes. Je voudrais dire que des valeurs de tolérance, de cohésion sont fondamentales pour la reconstruction de notre pays. Et vous, vous devez être unis.

Je proposerai la création d’un service national obligatoire pour tous les fils et toutes les filles de notre pays.
Sur une période de 6 à 8 semaines, ce service militaire, civil ou mixte donnera aux enfants d’une même génération le goût de l’effort et le sens de la discipline, tout en leur faisant prendre conscience des valeurs qui les unissent et du destin commun qui les attend.

Nous formerons ainsi des citoyens à part entière, respectueux des valeurs de tolérance, de solidarité et de fraternité, de respect de l’autre et de la vie humaine qui est sacrée.

C’est cette jeunesse unie que je vais remettre au travail.
J’ai des solutions pour que vous repreniez confiance en vous, pour vous faire sortir de la situation de dépendance et d’assistanat qui vous est souvent imposée, pour vous insérer durablement dans la vie active. Je voudrais vous dire en quelques mots ce que je ferai pour vous, de manière chiffrée. Quand je donnais des chiffres à la convention à Yamoussoukro, certains ont dit que c’était du bluff. Maintenant ils se sont tous tus parce qu’ils savent que c’est la vérité. Sans fausse modestie, Alassane Ouattara a fait des programmes pour des pays, y compris la Côte d’Ivoire quand il était au Fonds Monétaire international, et bien sûr quand il était Premier ministre.

Quand je serai Président, je m’engage à consacrer 600 milliards à la jeunesse pendant le mandat de cinq ans que vous me donnerez.
600 milliards : c’est un investissement massif. C’est surtout un choix majeur de politique que j’entends opérer parce que la jeunesse est ma priorité.
600 milliards de FCFA qui nous permettront de lutter efficacement contre le chômage.
600 milliards pour créer un million d’emplois en 5 ans, c’est-à-dire 200 000 emplois par an dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des services, de l’agriculture…

Je pense à ceux d’entres vous qui sont les plus vulnérables, ceux qui ont besoin d’une période de qualification et d’une première expérience professionnelle.
Je pense à ceux qui ont des diplômes et qui passent le plus clair de leur temps à faire ce qu’on appelle « j’ai l’honneur » et qui s’entendent dire au bout du compte : « ici, pas d’embauche».


Je pense aussi aux jeunes qui sont dans le monde rural. Bref, aucun jeune ivoirien ne doit être laissé pour compte.

Comment allons-nous procéder concrètement ? C’est simple. !
Je prévois 80 milliards pour financer les projets des jeunes. Des projets que vous confectionnerez vous-mêmes.
Que ce soit dans le commerce, dans la maçonnerie, dans l’artisanat, dans l’environnement, dans l’agriculture. Bref, dans tous les secteurs.

Je pense à tous les jeunes qui veulent entreprendre.
Pour favoriser l’accès des jeunes à un premier emploi dans le secteur moderne, je m’engage à ce que l’Etat paie une partie des charges liées au recrutement des jeunes par les entreprises. C’est quelque chose que nous avons fait en 1992, c’est quelque chose que la France est en train de faire en 2009. C’est dire, qu’il y a 17 ans, nous avons fait des choses que la France est en train de reprendre aujourd’hui. Il faut que on vous donne la possibilité d’avoir votre premier emploi. Car, il est important de vous mettre le pied à l’étrier dès la fin de vos études.

Aux jeunes qui sont dans le monde rural et qui sont atteints par le découragement, non seulement, je leur apporterai un appui financier, mais je ferai en sorte qu’ils aient tous les services de base sur place et qu’ils vivent décemment de leur travail.
Je n’en dirai pas davantage aujourd’hui. Je leur annoncerai des mesures spécifiques dans les prochains jours, lorsque je parlerai de ma politique agricole.

Il y a des gisements d’emploi dans notre pays qui ne demandent qu’à être exploités. Je vais vous les proposer.

Je pense aussi aux associations et structures d’encadrement qui jouent un rôle clé dans l’éducation des jeunes. Ces structures ne sont pas oubliées. Tout au contraire, elles seront encouragées et aidées. Je leur apporterai un appui considérable de 90 milliards de FCFA.

En matière de création d’emplois, il est un secteur qui a été jusqu’ici négligé, celui de la culture.
Tout en favorisant votre accès à la culture et aux loisirs et tout en faisant émerger de jeunes talents, je veux promouvoir la création d’une véritable industrie culturelle pour permettre à ceux qui préservent notre culture de vivre de leur art.

Madame Henriette DAGRI- DIABATE , émérite ancien Ministre de la culture ne me contredira pas.
Nous reprendrons et amplifierons notre programme de développement culturel qui a donné les résultats que vous connaissez. Je pense à la Maison de la Culture, au Massa. La culture a une place centrale dans mon programme.

Enfin, ne l’oublions pas, vous aurez des emplois avec les efforts que nous allons entreprendre pour la construction des routes, pour l’aménagement du territoire, la construction des écoles et des centres de santé.

Il ne sert à rien de vouloir traiter le chômage des jeunes, si on n’attaque pas le mal par la racine.
Le dispositif d’emploi-jeunes ne peut être efficace qu’à une condition essentielle : réformer notre système éducatif qui n’est plus adapté aux réalités du moment.
Il n’y a pas de service public plus vital pour l’avenir d’une nation que celui de l’éducation.
C’est pourquoi, dès que je serai élu, je prendrai des mesures pour que nos efforts en faveur de l’éducation soient amplifiés. Ces mesures porteront sur quatre axes principaux :

PREMIER AXE : construire des écoles, des lycées professionnels, de nouvelles universités, de nouveaux campus, de nouvelles cités universitaires, donner des aides aux plus démunis, à ceux qui sont désavantagés par la vie. Je pense aux handicapés. J’ai été choqué par leurs conditions quand je me suis rendu, il y a quelques mois, à l’école des malvoyants et des malentendants ici même à Yopougon.

Il nous faut absolument adapter notre système éducatif aux réalités du moment.

Si je suis président de la République, je m’engage à ce que chaque élève ait son ordinateur et que chaque Etablissement scolaire soit relié à Internet.
Il est important aujourd’hui que le multimédia soit intégré à la pédagogie.
Je ne veux pas que s’instaure dans notre pays ce qu’on appelle une fracture numérique entre ceux qui ont accès à l’information et ceux qui en sont exclus.

DEUXIEME AXE : Préparer à la vie active.
Je veux qu’à la fin des études chaque jeune ait une formation et une qualification qui lui permettent d’avoir sa place dans le monde du travail.
Cela veut dire concrètement qu’il faut créer des filières plus performantes dans l’enseignement professionnel avec des passerelles vers le monde de l’entreprise.

TROISIEME AXE : donner la possibilité à vous les jeunes de vous former en permanence.
Dans un univers économique en constante mutation, votre vie ne doit plus dépendre des choix que vous avez faits quand vous aviez entre quinze et vingt ans.
Il faut développer les stages pour permettre aux Etudiants de compléter leur formation par des expériences concrètes, favoriser le retour à l’université pour les jeunes qui auront acquis une expérience professionnelle. Autrement dit, les aider à concilier leurs études avec leur emploi.

Je veux que tous les Etudiants puissent bénéficier d’un stage tout au long de leur cursus.
Vous êtes nombreux ici à chercher vainement un stage pour valider votre BTS. Cette situation doit changer.
Le seul moyen c’est de mettre en place un partenariat entre les jeunes et les entreprises. Nous l’avons fait en 1992.
A cet égard, l’Etat prendra des dispositions pour alléger les charges des entreprises qui vous donneront vos chances.

QUATRIEME AXE : l’accompagnement de nos enfants de manière à ce que dès l’école primaire, ils maîtrisent la lecture, l’écriture, le calcul, l’histoire et la géographie.

Il faudra des moyens et des personnels. Pour combler le retard accumulé dans ce domaine, je prendrai des mesures radicales :

• Ecole gratuite et obligatoire jusqu’à 15 ans
• Construction de 60 000 classes au primaire
• Construction de 5 000 classes au collège
• Recrutement de 60 000 instituteurs
• Gratuité des manuels scolaires dans l’enseignement primaire pour les filles issues de foyers modestes.

Mais comment étudier sereinement si l’on n’est pas en bonne santé, comment grandir et progresser dans la vie quand on n’a pas la possibilité de se soigner et de soigner sa famille ?

Mon programme pour la santé intègre ces besoins fondamentaux de la population et de la jeunesse en particulier c'est-à-dire :
- le recrutement et la formation de nouveaux personnels de santé, infirmiers et sages-femmes, notamment.

- l’Assurance maladie à 1 000F ;
- l’intensification des programmes de vaccination et de lutte contre les grandes pandémies ;
- le développement du dépistage du SIDA et la prise en charge de la totalité des personnes séropositives ;
- la lutte contre la drogue, la prostitution et l’exploitation des enfants.

Jeunes Ivoiriens, jeunes Ivoiriennes,
Je vous donnerai les moyens de vous préserver de la maladie. En pleine santé, vous pourrez alors vous adonner à vos sports favoris.
Je dégagerai 25 milliards de FCFA pour la réhabilitation et la construction d’infrastructures sportives.
Je veux construire un stade digne de la Côte d’Ivoire avec une capacité importante pour éviter le drame que nous avons connu, il y a quelques mois, au Félicia.
Cela s’impose également parce que nous avons des jeunes talentueux, notamment des footballeurs de haut niveau qui évoluent dans des clubs prestigieux.
Vous les connaissez tous. Ce sont vos idoles. Mais, ce sont aussi des Ambassadeurs de la Côte d’Ivoire. Je veux en citer quelques-uns : Drogba, Kolo Touré, Yaya Touré, Eboué, Baky, Kalounho et j’en passe.

Si nous voulons encourager la pratique du sport et avoir des sportifs de haut niveau, il nous faut des lycées Sport-Etudes, donner les moyens à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (l’INJS) pour qu’il reprenne sa place dans la formation des Professeurs d’Education Physique.

Il nous faut également promouvoir le sport en milieu scolaire et universitaire, en encourageant les compétitions sportives entre Etablissements. A cet égard, l’Office Ivoirien des Sports Scolaires et Universitaires (l’OISSU) doit être redynamisé.
Le sport à l’école, c’est bien pour la jeunesse.
Elève, j’ai joué au basket-ball. J’ai joué au ping-pong. Je continue de jouer au ping-pong d’ailleurs.

En plus du sport, j’entends favoriser l’accès à la culture et aux loisirs pour nos jeunes et soutenir nos artistes, les musiciens.
Je m’engage à ce que notre peinture, notre sculpture et notre littérature aient un rayonnement correspondant au statut de notre pays en Afrique et dans le monde.

Chers jeunes ivoiriens, chers compatriotes, chers amis,

Il n’y a pas de recette miracle. C’est une question de volonté politique.
Mon objectif, c’est de vous rendre espoir, à vous les jeunes.
C’est aussi de vous amener à redevenir fiers de vous et de notre beau pays.
C’est en puisant dans cette fierté que nous reconstruirons ensemble la Côte d’Ivoire.

Pour réussir ce pari, il nous faut sceller un pacte, vous et moi.
Un contrat moral entre le candidat Ouattara et la jeunesse de Côte d’Ivoire.
Un contrat avec des engagements réciproques, fondé sur la confiance et sur l’honneur. Voici mon engagement :
Moi, Alassane Dramane Ouattara, je m’engage à travailler sans relâche pour toute la jeunesse de Côte d’Ivoire. Je m’engage à tenir mes promesses, c’est-à-dire à mettre en œuvre les solutions que je viens de vous proposer.
Croyez-moi, les actes seront au rendez-vous dès que je deviendrai Président de la République.

Je vous demande en retour de vous rassembler autour de valeurs morales et républicaines fondamentales.
Renouez avec ce qui a fait de nous un grand pays, respecté et admiré : la paix et la fraternité, comme le proclame notre hymne national. N’écoutez pas ceux qui vous divisent !
Libérez-vous des préjugés stupides dans lesquels on veut vous faire vivre.
Faites émerger un nouvel état d’esprit orienté vers la tolérance, la complémentarité et la solidarité.
Montrez l’exemple par votre ardeur au travail, votre rigueur, votre ponctualité.

Ne vous découragez pas, persévérez car comme le disait le père de la Nation, le Président Félix Houphouët Boigny, « découragement n’est pas ivoirien ».
Aidez les plus faibles et les plus influençables d’entre vous, notamment celles et ceux qui se mettent en marge de la société.
Jeunes ivoiriens, voulez-vous signer avec moi ce pacte, ce contrat pour une jeunesse unie et responsable ?
Jeunes ivoiriens, croyez-vous en la Paix ?
Jeunes ivoiriens, croyez-vous en la République ?
Jeunes ivoiriens, croyez-vous en votre pays ?
Je vous remercie !
Alors, considérez-vous dès à présent comme mes porte-paroles.

Annoncez partout que nous préparons une Côte d’Ivoire nouvelle, une Côte d’Ivoire meilleure pour l’avenir des jeunes, une Côte d’Ivoire qui donne à chacun la possibilité de se réaliser !

Allez porter cette grande espérance que je nourris : celle de reconstruire un pays où les hommes et les femmes s’affirment comme des citoyens épanouis et ouverts aux autres, des artisans inlassables de la paix !

Faites partager notre espérance et notre volonté de réussir !

Dites à tout le monde que notre pays a des atouts et qu’avec vous, il va encore étonner l’Afrique et le monde.
Rassurer vos amis et vos familles en leur expliquant que des solutions existent.

A partir d’aujourd’hui, puisque nous sommes d’accord, puisque nous nous sommes compris, considérez-vous comme la génération ADO, la génération qui veut bâtir la Côte d’Ivoire de demain.

Jeunes ivoiriens,
Ces dernières années, vous avez tenté d’oublier la dureté de la vie. Vous avez dansé, vous avez chanté, vous avez investi les maquis. Une nouvelle génération d’artistes vous a accompagnés, elle a inventé de nouveaux rythmes et de nouveaux concepts comme le « travaillement ». Moi, je préfère le travail. Je ne viendrai pas « travailler SUR vous ». Je suis là pour travailler POUR vous.

Travailler à un meilleur système éducatif, de la maternelle aux plus hautes études universitaires. Pour l’éducation, j’ai des solutions.

Travailler à la création d’emplois pour donner du travail aux jeunes, même les plus défavorisés. Pour l’emploi des jeunes, j’ai des solutions.

Travailler à un accès universel aux soins, à la santé pour tous.
Pour la santé, j’ai des solutions.

Travailler à la construction d’infrastructures sportives et culturelles pour vous permettre de vivre vos passions. Pour le sport et la culture, j’ai des solutions.

Travailler au rassemblement de tous les fils et de toutes les filles de notre chère Côte d’Ivoire. Pour la paix, j’ai des solutions.

Vous l’avez compris : l’objectif numéro 1 de mon programme est de vous donner à vous les jeunes les moyens de vos ambitions.
Je ne vous décevrai pas !
Je ne vous oublierai pas !

Et croyez-moi : s’il m’arrivait de vous négliger, alors le jeune Alassane reviendrait aussitôt rappeler ses promesses au Docteur Ouattara.


Jeunes de Yopougon, d’Abidjan et de toute la Côte d’Ivoire, vous êtes pleins de vie, d’envie, vous êtes plein d’énergie. Mettez votre dynamisme au service de notre pays. La Côte d’Ivoire vous le rendra au centuple.

Respectons le pacte que nous avons scellé.
De mon côté, je m’engage à tout faire pour vous permettre d’exprimer votre extraordinaire potentiel.
De votre côté, vous devez me promettre de rester forts et de rester dignes.
Vous devez me promettre que vous allez vous retrousser les manches.
Jeunes ivoiriens, êtes-vous prêts à Etudier avec sérieux ?
Respecter vos professeurs ?
Renoncer à la violence ?
Aider les plus faibles ?
Construire la paix ?
Je suis fier de vous !
Alors, rentrez chez vous et dites à vos parents, à vos frères, à vos sœurs et à vos amis qu’ADO a lancé un nouveau mouvement de jeunes : les ADO Boys et les ADO girls !
Que vous en faites partie et que rien n’arrêtera ce mouvement jusqu’à la victoire finale
Allez leur dire que les temps sont durs, mais que ça ne va plus durer. !
Allez leur dire que vous êtes prêts à construire la Côte d’Ivoire de demain avec ADO !
Allez leur dire que VOUS êtes la solution !

Je vous remercie.

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