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jeudi, 12 mars 2009

Grève dans le secondaire public - Des enseignants battus et arrêtés par la police

Grève dans le secondaire public - Des enseignants battus et arrêtés par la police

jeudi 12 mars 2009 - Par Nord-Sud


La police a effectué des descentes musclées hier dans les établissements secondaires publics pour imposer la reprise des cours. Plusieurs enseignants grévistes ont été mis aux arrêts.

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L'étape du bâton est entrée dans une phase très active hier, au point de compromettre celle de la carotte. Le gouvernement a frappé fort en mettant aux arrêts plusieurs enseignants du secondaire public pour « trouble à l'ordre public.» Selon les leaders syndicaux qui ont dû se planquer, plus de cent personnes sont tombées dans les nasses des forces de l'ordre mercredi. Parmi elles, au moins trois membres du bureau exécutif du Syndicat national des enseignants du second degré(Synesci) : Ekoun Kouassi, trésorier général, arrêté au lycée moderne de Port-Bouët, Gah Bertille, secrétaire adjointe à l'organisation arrêtée au lycée moderne d'Adjamé (220 logements), Bakayoko Assita, secrétaire à la mobilisation féminine, arrêtée au lycée Harris de la même commune. Un responsable de la Coordination des enseignants du second degré (Ces-ci) a été également interprllé à Adzopé. Pour la quasi-totalité des arrestations, le mode opératoire reste le même (lire les témoignages de quelques détenus). Les enseignants ont été pris dans la salle des profs ou dans l'enceinte de leurs établissements. En les embarquant, les policiers leur ont expliqué qu'ils étaient venus avec l'ordre d'arrêter tous les enseignants ne dispensant pas de cours. La veille, le porte-parole de la Police nationale, le commissaire principal Diagouri Gnahoua, venu annoncer l'usage de la force sur les antennes de la télévision publique avait pourtant promis que celle-ci ne viserait que les enseignants qui empêcheraient leurs collègues de travailler. Entre son communiqué et la pratique il y a ces affirmations de N'Goran Christophe, arrêté avec deux de ses collegues, N'Guessan Constant et Diomandé Mamadou, au lycée Simone Ehivet Gbagbo de Yopougon : « Nous étions venus pour un piquet de grève sans violence quand ils (les policiers) nous ont obligés à embarquer dans leur cargo. Nous avons été battus à sang et déférés à la préfecture de police d'Abidjan.» D'autres syndicalistes, surpris dans la cour du lycée moderne d'Abobo, auraient connu le même sort s'ils n'avaient pas eu de bonnes jambes. Les agents les ont poursuivis en vain. Ils se sont sauvés en escaladant la clôture arrière. Les mêmes courses-poursuites ont eu lieu ailleurs comme au lycée Tiapani de Dabou. Cette répression musclée met en péril le rendez-vous de la présidence de la République prévu demain. Remontés par le goût amer du bâton qui les frappe, les leaders syndicaux ne semblent pas intéressés, en tout cas pas pour le moment, par la carotte brandie par le chef de l'Etat.

Cissé Sindou


Commentaires

Force est de reconnaitre que les enseignants ont dépassé les bornes dans cette crise. Si personne ne peut leur contester leur droit à la grève prévu par notre loi fondamentale, ils doivent savoir que ce droit est encadré comme, par exemple ,l'obligation qu'ils ont à laisser vaquer à leurs occupations professionnelles leurs camarades non-grévistes. D'où vient-il que les grévistes, des derniers jours ,passent à tabac les enseignants non-grévistes? Pourquoi s'en prennent-ils à leurs encadreurs, détruisent-ils les édifices publics? Nous n'étions plus visiblement,dans le cadre d'une grève. Ces enseignants menés par Soro sont devenus des vandales que la police nationale a raison de traquer.

Écrit par : aboua simon | vendredi, 13 mars 2009

J'en vois déjà qui veulent faire de la récupération politique. C'est ça la politique ivoirienne. Tout le monde oublie qu'avant l'avènement des refondateurs au pouvoir,les enseignants souffraient de ce qu'on appelait le salaire à deux vitesses. Il s'agit d'une décision prise par le gouvernement Alassana Ouattara,au début des années 90.Malgré ce que l'on a appelé la pluie des milliards due à la dévaluation du franc cfa,aucun dirigeant n'a songé à corriger cette injustice...Jusqu'à l'accession de Gbagbo,au pouvoir. Il s'agit d'une vérité que ,pour des motivations de politique politicienne, certains veulent occulter.
Les enseignants qui font de la surenchère, en ce moment, ont été substantiellement augmentés malgré la crise et la non-réunification économique du pays que tout un chacun sait.
Alors, que veulent au juste ces enseignants sous la houlette de Soro Mamadou? Créer le cafouillage pour empêcher l'avènement de l'initiative PPTE dont les bénéfices seront énormes, pour notre pays? Mon petit doigt me dit qu'il s'agit d'une piste à ne pas négliger.

Écrit par : inza | vendredi, 13 mars 2009

Eh bien mon cher Inza, tu peux dire à "ton petit doigt" qu'il t"a trompé. Tu dis des choses dont tu ignore le sens. En quoi est ce que la grève des enseignant peut mettre en mal l'initiative PPTE? je souhaite que tu nous explique ton idées avec des arguments sérieux, stp. Aussi, pour ce qui concerne le salaire à double vitesse, vous voulez toujours, vous militants du FPI, cacher le soleil avec la main et servir vos mensonges autres. Alassane n'a diminué le salaire de personne et ça vous le savez bien. Si vous ne savez pas ce qu'on appelle racrochage, demandez'le et les gens vont voius expliquer. Et puis c'est la première fois dans l'histoire de ce pays qu'un président (Koudou) se bat pour qu'on considère son pays comme un pays pauvre. Houphouet devrait se retourner dans sa tombe.

Écrit par : Amidou Bamba | vendredi, 13 mars 2009

Cher frère Amidou Bamba, je ne doute nullement de ta bonne foi. Comme tu me poses la question de savoir la relation existant entre la grève des enseignants et l'initiative PPTE, sans entrer dans les détails, je te dirai qu'en septembre 2002, nous étions à la veille de la remise de la dette de notre pays par les institutions de Bretton Woods quand la guerre a éclaté. Le calcul machiavélique des ennemis de notre pays est toujours le même: empêcher le pays de fonctionner normalement. Le diable ne prospère que dans le chaos et le désordre et n'a aucune influence sur un peuple qui n'a pas faim.
Sinon quelle est l'opportunité de la surenchère des enseignants quand on sait que l'unicité des caisses de l'état n'a toujours pas été réalisée. Nous en pleines pratiques de sorcellerie. Les enseignants ont-ils la mémoire courte à ce point? Eux qui ont connu des salaires à deux vitesses, en période de paix, comment peuvent-ils être si exigeants en période de crise?
Pour terminer tu dis, de façon péremptoire ,que le président du RDR, lors de son passage à la primature, n'a pas diminué de salaires. Soit! Moi, je persiste pour dire que c'est ADO, premier ministre d'Houphout-Boigny, qui a institué les salaires à deux vitesses, au niveau des enseignants. Même Bédié avec la pluie des milliards résultant de la dévaluation du franc cfa n'a pas trouvé nécessaire de corriger cette injustice, c'est Gbagbo qui l'a fait, en 2001. Les faits sont têtus.

Écrit par : inza | vendredi, 13 mars 2009

Tu dis que Gbagbo l'a fazit en 2001 sans préciser que c'est sur la base d'une ordonnance prise par la junte militaire du général R. Guéi. Mais c'est pas bien grave, car moi aussi je ne doute pas de votre bonne foi, mon cher Inza. Seulement je ne sais pas d'où tu sort cette idée de lien entre les mouvements de greves et l'initiative PPTE, mais je constate que ta tentative d'explication et d'argumentation ne peut convaincre personne, tellement c'est faible. Tu ferait mieux de trouver autre chose. Les enseignant disent que les promesse de la réfondation, quoique qualifiée de "régime des profs", à leur égard, n'ont pas été tenues. C'est de ça qu"il s"agit, alors ne cherchez pas à vouloir coute que coute occulter les incompétence de votre régime, en accusants les enseignants d'ingratitude. Je crois qu'ils ont été suffisamment indulgents en acceptant d'attentre toutes ces années. Je te rappelle qu'il s'agit d'une affaire où le décret d'application a été signé des mains de Laurent Gbagbo depuis plus de deux ans au moins.

Écrit par : Amidou Bamba | vendredi, 13 mars 2009

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