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lundi, 09 mars 2009

Les résistances à l’alternance démocratique

Le débat sur le prolongement des mandats donc de l'alternance démocratique peut également s"appuyer sur ce texte-ci. Nous pourront ainsi avoir assez de matériaux et de points de vues pour nous faire une idée du débat actuel.
Tout en espérant des commentaires constructifs, bonne reprise du boulot à tous!


POLITIQUE-AFRIQUE :

Mettre fin aux résistances à l’alternance démocratique


COTONOU, 26 fév (IPS)

Des dysfonctionnements sont enregistrés depuis quelques années sur le continent africain en matière d’alternance démocratique, se traduisant souvent par une révision opportuniste de la constitution en vue de se maintenir au pouvoir.

Par ailleurs, la contestation des résultats des urnes s’érige de plus en plus en règle, mettant gravement en cause la démocratie dans ses fondements. Des juristes et autres experts en matière électorale se sont réunis cette semaine à Cotonou, au Bénin, et ont fait des recommandations pour relever les défis de l’alternance démocratique en Afrique.




La conférence régionale, réunie sur le thème ‘’Les défis de l’alternance démocratique en Afrique’’, organisée par l’Institut des droits de l’Homme et de la démocratie (IDH) avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la démocratie (FNUD), s’est déroulée dans la capitale économique du Bénin du 23 au 25 février. Elle répond aux préoccupations de la Communauté internationale dans la recherche de des voies et moyens de promouvoir et d’enraciner la démocratie sur le continent.

La réunion intervient dans un contexte africain caractérisé par la résurgence de nouvelles formes de résistance à l’alternance démocratique que constituent notamment la pratique de la succession dynastique au pouvoir et la technique de modifications constitutionnelles.

‘’Il s’agissait pour les participants venus de divers pays africains et de France de faire le point sur les défis qui se posent en matière d’alternance démocratique’’, a indiqué à IPS, Stéphane Bollé, un constitutionnaliste français, faisant un bilan de la rencontre.

‘’Il a été fait un diagnostic général sur les handicaps de natures diverses, que ce soit juridique, politique ou socioculturel, qui sont susceptibles d’empêcher l’alternance démocratique en Afrique’’, a déclaré Bollé. ‘’Le point qui est revenu très souvent est que les décideurs et les gouvernants n’ont pas assez de sens éthique et il faudrait envisager une forme de déontologie de l’exercice du pouvoir’’, a-t-il préconisé.

‘’Dès lors qu’il y a un président autoritaire, eh bien tout est possible, parce que le droit ne canalise plus suffisamment ce type de comportement dangereux’’, a-t-il expliqué à IPS.

Selon Maurice Ahanhanzo Glèlè, le coordonnateur de l’IDH, les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Pacte international sur les droits civils et politiques recommandent qu’un Etat démocratique assure à chaque citoyen les libertés publiques et la participation à des élections honnêtes et libres. ‘’L’alternance au pouvoir est une nécessité dans la consolidation d’un Etat de droit et pour contrer toute velléité monarchique, source de conflits sanglants’’, a-t-il ajouté.

Pour la représentante de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) Christine Dessouches, il faut une consolidation de l’Etat de droit à travers l’éducation et la culture permanente de la démocratie, avec notamment un diagnostic des véritables causes des résistances et des blocages.

‘’Sans élections libres et transparentes, pas de démocratie’’, a souligné à IPS, Anne Sophie Le Beux, la représentante du FNUD.

Le ministre des Affaires étrangères du Bénin, Jean Marie Ehouzou, a déclaré qu’il faudrait instaurer un véritable débat sur les questions de paix et d’alternance démocratique pour réduire les risques de dérapages qui caractérisent souvent les élections. ‘’L’une des solutions à la résistance à l’alternance réside dans l’amélioration de la situation matérielle et sociale de ceux qui ont occupé de hautes fonctions afin qu’ils ne pensent pas que lâcher le pouvoir, c’est descendre aux enfers’’, a-t-il ajouté.

‘’L’alternance est souvent difficile parce que les Africains font du pouvoir un patrimoine personnel’’, a expliqué à IPS, Ousmane Batoko, un ancien ministre sous le régime de l’ex-président béninois, le général Mathieu Kérékou.

‘’Il serait intéressant d’envisager la possibilité de prolonger au-delà des trois mois prévus par les textes, la possibilité pour les anciens présidents de bénéficier d’une période de sevrage de six mois à un an’’, a préconisé Batoko. ‘’Pendant cette période, ils conservent les avantages qu’il avaient eus pendant leur mandat’’. Il a également souligné la nécessité d’adapter ‘’nos textes, nos lois, nos constitutions et nos pratiques politiques aux réalités africaines afin de mettre en place des sortes de traditions établies’’.

Pour Mathias Hounkpè, politologue à la Cellule d’analyse des politiques de développement de l’Assemblée nationale du Bénin, le constat a été confirmé que l’alternance continue d’être une difficulté pour les jeunes démocraties africaines. ‘’Nous avons toujours de la difficulté à obtenir des acteurs politiques qui dirigent nos pays de passer le témoin dans des délais raisonnables selon les dispositions de leur constitution’’, a confié Hounkpè à IPS.

‘’En 1990, la plupart des constitutions contenaient des dispositions limitant le nombre de mandats. Mais avec le temps, ces dispositions ont été supprimées dans la plupart des pays ou amendées de manière à permettre aux acteurs de rester au pouvoir pendant 20 ou 30 ans’’, a-t-il déploré.

Selon Hounkpè, l’alternance a lieu parfois, mais la fin du mandat du président sortant est marquée par des comportements qui rendent difficile la continuité du pouvoir à celui qui gagne les élections. ‘’Il y a alternance, mais la gestion du pouvoir devient difficile... parce qu’on a fait des nominations fantaisistes. On aménage les institutions pour garantir des conditions au fils..., aux membres de la famille ou du parti’’, explique-t-il.

Le Sénégal, qui était l’un des modèles de démocratie en Afrique, connaît aussi des problèmes d’alternance.

‘’En 2000, nous avons connu une alternance remarquable classant le Sénégal pratiquement dans le peloton de tête des pays africains les plus démocratiques et les plus libres. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus difficile à dire parce que, à partir de 2004-2005, nous avons constaté beaucoup de dérives de la part du pouvoir d’Etat’’, a déclaré à IPS, Alioune Tine, président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO), une organisation non gouvernementale basée à Dakar.

‘’Aujourd’hui, la pire des choses qui nous arrive au Sénégal est le projet de succession monarchique parce qu'il y a des indications qui montrent que (Abdoulaye) Wade a l'intention de mettre son fils au pouvoir’’, déplore Tine.

La réunion de Cotonou vient après celle sur les stratégies pour la promotion de la démocratie, organisée par le FNUD au siège des Nations Unies à New York, en juillet 2006, et celle sur les transitions démocratiques, organisée par le Centre international pour la transition démocratique (ICTD) en partenariat avec le FNUD à Budapest (Hongrie), en avril 2007. (FIN/2009)

Commentaires

A y voir de pres Gbagbo prend le chemin de ceux qui font de l'Etat un patrimoine familliale et use de subterfuge pour se maintenir indefiniment au pouvoir.
La lenteur provoquée des operations d'enrollement et les scandales financiers incriminant ces proches nous laissent diviner aisement une telle attitude.
Que les opposants se reveillent pour sonner le glas de ce regime moribond

Écrit par : Bouabre B | lundi, 09 mars 2009

Bouabré B, ton sadisme est tel que tu imputes les méfaits de ton parti et de son burkinabé de président au président Gbagbo. Tu ne vas pas quand dire que c'est lui(Gbagbo) qui est le parrain de vos gueux qui occupent le nord de notre pays depuis plus de six(6) ans.Tu ne nous diras pas non plus que c'est lui qui dirige la CEI où le RDR est artificiellement majoritaire avec le renfort de ses rebelles.
Mais de toutes les façons, toutes les fraudes massives que vous faites sur la nationalité en attribuant la nationalité ivoirienne à des ressortissants de la CEDEAO comme de petits pains sont vaines. Les élections seront faites avec la petite colonie d'ivoiriens qui sont militants du RDR.Quant aux fraudeurs, ils seront tous extirpés des listes et vous n'aurez que vos yeux pour pleurer.

Écrit par : inza | lundi, 09 mars 2009

Mr le journaliste Inza,
Moi sadique? C'est fort non?
Je me justifie vu que les reproches pourtant avérés contre ton camp t'offusquent tant.
Le camp presidentiel est celui qui s'est opposé aux audiences forraines de facon publique sous Konan Banny.
Il a fallut les jeunes republicains que nous sommes pour vous apprendre à danser avec les voyants, aveuglés que sont vos jeunes militants et partisans.

Il est tout de meme de notorite publique que le FPI use de dilatoire pour arreter ,retarder et souvent remetre en cause le processus d'identification.
Je n'ai rein inventé mon cher ami blogueur-defenseur des causes immondes, ignobles et douteuses.
Inventer tout le temps des etrangers parmi les electeurs supposés proches du RDR est une tactiques anti-humiliation le jour de la proclamation des elections.
Les arrieres gouts ddu municipal n'st ce pas?
Tout observateur avertis, ils sont de plus en plus n,ombreux en Cote d'Iovire ont compris ce manege depuis belle lurette.

La CEI a un foctionnement tout de meme collegial et l"election de reponsables RDR aux postes de commissaires,representants ou autres responsables CEI n'exprime rien d'autre que la vitalité politique, l'enracinemement national et le caractere majoritaire de ce parti en Cote d'Ivoire.
Puisqu'il y eu election dans tous les departements communes et Sous prefectures du pays.
Nous au RDR n'avons jamais eu JAMAIS peur d'election ou de candidats depuis 1994 et ne demandons toujours qu'une seule chose; Aller aux urnes.!
Et à chaque occasion nous demontrons que nous sommes un pari politique fort puissant qui est en pole position pour remporter les elections presidentielles.

Bien entendu, le FPI ne fait parti de ceux qui peuvent nous inquieter electoralement parlant ,à part quelques petits violents que nous maitriseront rapidement. On se connait sur terrain.
Vous etes courageux quand les forces de l'ordre vous acompagnent dans vos actes de saccage et d'agression.
"Militant FPI connait militant RJR comme souris soulé connait route de chat."
Allez ,ecrivaillon de la presse bleu comme ont dit "tu es un bleu",
portes - toi bien pour suivre la victoire historique du mentor ADO.
Salut fraternel

Écrit par : Bouabre B | mercredi, 11 mars 2009

Je me demande pourquoi vous avez tendance à vous référer aux résultats des élections municipales alors que vous passez sous silence ceux des conseils généraux.Les élections municipales ont vu la participation de tout le monde dont votre bétail électoral provenant de la CEDEAO. Quand à une élection sérieuse , on accepte des personnes munies de permis de conduire comme cela a été le cas, les résultats n'ont aucune crédibilité. Je comprends pourquoi vous rejetez les résultats des conseils généraux.La raison est qu'ils ont confirmé le statut de parti régional qui convient si bien au RDR.
Vous reconnaissez que depuis la création du RDR, ses militants ont rarement eu l'occasion de participer aux élections, mais à qui la faute? Elle vous incombe,vous qui suivez de façon moutonnière quelqu'un qui ne remplit pas les conditions exigées pour participer à nos élections. Etes-vous fiers que pour une élection présidentielle, un candidat ait besoin d'une dérogation(l'accord de Prétoria) pour y participer? Et que pensez-vous des lois que notre pays s'est librement données?
Je suis quand même heureux que vous ayez fini par comprendre que l'accession au pouvoir,dans les états civilisés, se fait à l'issue des élections démocratiques.Fomenter des coups d'état et lever des rebellions constituent des pratiques antidémocratiques à bannir. Dites-le à qui de droit!

Écrit par : inza | mercredi, 11 mars 2009

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