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samedi, 10 janvier 2009

CI-Edition/ Une fresque documentaire pour pérenniser l’histoire (sociopolitique) récente de la Côte d’Ivoire

Abidjan, 09 jan (AIP)-


L’ancien ministre ivoirien des Droits de l’homme, Joël N’Guessan, par devoir de mémoire, met en circulation, bientôt, une fresque documentaire intitulée « Devoir de mémoire », sa toute première, présentée, mardi, à la presse locale, et qui s’invite, de facto, dans l’insipide débat sociopolitique national, par trop affecté.


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Editée par les Collections du même titre, cette œuvre(de 1500 pages), comprenant un support écrit de quatre tomes et un support numérique audiovisuel (DVD), se veut interpellative de la conscience sociale et politique nationale dont elle retrace l’histoire qui la jalonne depuis l’avènement de son premier coup d’Etat réussi, en 1999, jusqu’à la crise militaro-civile, muée, par la suite, en crise sociopolitique, en passant par les élections « calamiteuses » de 2000, selon l’expression même du chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, et son tout premier forum pour la réconciliation nationale(octobre-décembre 2001).



«L’idée de matérialiser les événements par écrit et par l’image nous est venu du fait que l’Africain, plus largement, fixe ses dates à partir d’événements survenus durant son existence ; et le temps altérant la mémoire, les repères et les dates deviennent imprécis, hypothétiques, flous. D’où la nécessité de pérenniser ces événements en les gravant dans la mémoire des hommes, par les supports écrit et audiovisuel, aux fins de fournir aux générations futures des agrégats ou matériaux de connaissances sur des événements qui constituent un pan de l’histoire collective et individuelle de la Côte d’Ivoire », souligne l’ancien ministre ivoirien des Droits de l’Homme.



A propos de la sélection des événements, l’auteur indique qu’elle s’est opérée en fonction de leurs impacts politique, social, économique, culturel, psychologique, spirituel, sociologique et humain du pays, mais également de développement et de sa diplomatie, tant au plan sous-régional, africain, qu’international, tout en relevant son impact néfaste sur la cohésion sociale et l’unité nationale.



Une apologie de l’irresponsabilité…



Sorte de cri du cœur ou d’imprécations d’un homme, accidentellement acteur de l’histoire récente ou immédiate du pays, contre le sort qu’il estime injuste fait à la Côte d’Ivoire, l’œuvre de Joël N’Guessan est volumineuse à souhait, de par la richesse de ses sources livresques et iconographiques (journaux, magazines, photos, films ou bandes sonores, sites web), et pionnière.



Témoignage cru et, sans nuance, sur un passé collectif et individuel récent et immédiat de la Côte d’Ivoire, elle dénonce, avec susceptibilité et subjectivité, irresponsabilité, refus à l’effort et au mérite, duplicité, fourberie, concussion, corruption, extorsion de fonds, pauvreté, course effrénée à l’enrichissement et, par-dessus tout, les violations graves des droits humains. On ne peut pas mieux dire que l’œuvre, qui inaugure, tout à l’innocence, ce nouveau genre, est une apologie de l’irresponsabilité.



To be or not to be! « Devoir de mémoire », dédicacée fin janvier, voudrait de plus se poser en « devoir de…conscience » pour tous ceux, en particulier les leaders d’opinion, qui ont l’ambition de placer la consolidation de l’Etat et l’édification de la nation au cœur de leurs (légitimes) préoccupations, tout en s’inscrivant par ailleurs dans une catharsis pro domo permanente à l’épreuve de la marche de la Côte d’Ivoire.



(AIP)

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