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vendredi, 09 janvier 2009

“De graves contraintes pèsent sur l’économie cacaoyère ivoirienne”

Ouverture de l’atelier de Yamoussoukro sur la filière café-cacao/ M. Alassane Diamouténé (Directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture) révèle: “De graves contraintes pèsent sur l’économie cacaoyère ivoirienne”


vendredi 9 janvier 2009 -
Par Le Patriote

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Faire du producteur un véritable acteur économique. Tel est la quintessence de l’atelier de ‘‘restitution des résultats du recensement des producteurs de café-cacao et de lancement de l’opération qualité, quantité et croissance’’ qui a débuté hier jeudi à l’hôtel Président de Yamoussoukro. Cet atelier, qui s’achèvera aujourd’hui vendredi, fait suite à la longue tournée de sensibilisation du Comité de gestion de la filière café-cacao (Cgfcc) et du Conseil national des sages (Cns) qui visait à mieux appréhender les difficultés des producteurs.
Il s’agit, à travers cette rencontre entre différents acteurs de ladite filière, de jeter les bases du développement en milieu rural et surtout en zone cacaoyère. M. Alassane Diamouténé, Directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, a rappelé que la filière café-cacao contribue fortement à l’économie ivoirienne avec 40% des recettes d’exportation et environ 10% du Pib.
Cependant, il a révélé que de graves contraintes pèsent sur l’économie cacaoyère ivoirienne. Il s’agit notamment, au plan technique, de la non maîtrise des différents facteurs susceptibles d’influencer le niveau de production et l’offre mondiale de cacao, la faible productivité constatée dans plusieurs pays, source de consommation de terres cultivables et de dégradation de l’environnement, la faible transformation et consommation locale du cacao.
Sans oublier la faible rémunération des producteurs, le manque de financement adapté pour la filière, et la baisse de la qualité des produits sur le marché.
Aux plans institutionnels et organisationnels, il a relevé la problématique de la représentativité des producteurs ; les difficultés organisationnelles des structures de gestion et d’appui de la filière ; les questions de gouvernance dans la gestion de la filière. M. Diamoutené a également ajouté que, depuis quelques années, des exigences sans cesse croissantes des pays consommateurs en matière de normes alimentaires et d’éthiques se précisent, ajoutant que quelques attentes fortes de la filière reviennent de façon récurrente. Après avoir passé au peigne fin les maux qui minent la filière, il a ensuite évoqué la nécessité de reformer le secteur.
Avant de faire enfin part de la nouvelle vision du gouvernement ivoirien qui doit permettre, selon lui, aux producteurs de profiter du fruit de leurs efforts.
Toutefois, pour Diamouténé, le recensement des producteurs, avec un listing bien établi, est le début de solutions à leurs problèmes. A cela s’ajoute l’importance d’un cacao de qualité. Avant lui, le Conseil des sages présidé par M. Bléhoué Aka, avait souligné que cette rencontre est l’occasion de trouver des solutions durables aux problèmes des producteurs. Et cela passe, à leurs yeux, par leur recensement et l’opération quantité et qualité.
Le président du Cgfcc, Anoh N’Guessan Gilbert, a, lui, remarqué qu’une fois le problème du recensement réglé, le producteur bénéficiera d’une carte professionnelle. L’opération qualité, vise, elle, l’amélioration du revenu des producteurs.

La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec des niveaux oscillant entre 1.200 000 et 1.450 000 tonnes, ce qui représente 40% de la production mondiale.

Jean Eric ADINGRA,
Envoyé spécial


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