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lundi, 22 décembre 2008

la Côte d’Ivoire est au bord du gouffre

Quand on aime son pays": Adam Sanogo répond à Jean-Baptiste Akrou.

Liberal.ca -
Votre texte m’interpelle, je ne vis certes pas en côte d’ivoire, mais je suis rattaché à ce pays qui est le mien.
Je vous comprends et je suis très bien d’accord avec vous quand on aime son pays, on devrait pouvoir améliorer « la qualité des soins dispensés dans les établissements sanitaires, la crédibilité des diplômes délivrés par les collèges, lycées, grandes écoles et universités, et finalement la fiabilité des voies de communication (routes, autoroutes, aéroports, ports). C’est pourquoi, bon nombre d’Ivoiriens qui aiment fortement leur pays sont parfois très durs, voire excessifs dans leurs jugements. Leur réquisitoire est sans appel : la Côte d’Ivoire est au bord du gouffre ; elle est en cessation de paiement ; elle est en faillite…» Je voudrais dire que je suis de ceux qui pensent comme cela.




À vous entendre comme vous le dites si bien, les causes sont liées directement au raccrochage des salaires en décembre 1991. Si on veut être franc, cela ne peut pas expliquer le désordre dans lequel le pays est plongé aujourd’hui, notamment la soit disant guerre, les détournements flagrants du denier public, l’insalubrité, la dégradation des infrastructures sanitaires et médicaux, la montée de la criminalité, le déchet toxique, la faillite de la justice et l’échec de l’école ivoirienne.

Au moins vous avez eu l’honnêteté de reconnaître qu’il y a eu des milliards après ce fameux raccrochage des salaires à savoir «Malgré la pluie de milliards qui est tombée sur la Côte d’Ivoire après la dévaluation, le système des salaires à deux vitesses a été maintenu.» Malgré le maintien de ce système, les ivoiriens vivaient sans guerre, les ivoiriens mangeaient à leur faim, le désordre qui règne n’existait pas et la côte d’ivoire ne vivaient que de café et de cacao. Nous étions enviés par tous les pays de la sous région. Aujourd’hui nous avons le pétrole, mais malheureusement, nous avons pris 20 ans de retard par rapport à notre développement.

J’aurais aimé que le pouvoir actuel soit en phase avec les règles de développement, de justice, de conscience de l’avenir de la jeunesse, de démocratie, de droits humains, et de bonne gouvernance. Laissant ainsi les rebelles dans l’illégalité dans leurs zones en attendant la réconciliation. Le bon sens aurait été qu’Abidjan soit mieux entretenu…la bonne gouvernance aurait pu être une réalité pour les gouvernants. Malgré l’argent additionnel du pétrole, l’argent du cacao et du café, pour «la petit portion de terre» gouvernée par le pouvoir, c’est tout le contraire qui s`est produit. Et j’ai l’impression qu’ils s’en fichent éperdument et ils n’en ont pas honte. Les deux (rebelles et le pouvoir) doivent rendre compte tôt ou tard. Dommage pour la côte d’ivoire!

Adam Sanogo

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