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vendredi, 19 décembre 2008

Cote d'Ivoire, La poudrière sociale



Insertion socioprofessionnelle des jeunes/ Le ministre Dosso Moussa avertit : “Nous sommes assis sur une poudrière sociale”


L`hôtel président de Yamoussoukro abrite depuis hier, un séminaire sur l`insertion socioprofessionnelle des jeunes. “Déclarer prioritaire la question de chômage, c`est décider de faire de la question de l`insertion, une question de culture nationale ". C`est en ces termes que le ministre de l`Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Dosso Moussa, a situé, hier, à Yamoussoukro, les enjeux du séminaire sur l`insertion des jeunes, au cours duquel les réflexions s`articuleront autour du thème : " bilan et perspective de l`expérimentation du dispositif d`insertion socioprofessionnelle des jeunes par l`activité économique".

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Cette initiative de la Plate-forme de Services (PFS), conglomérat de quatre structures, à savoir le Fonds de Développement de la Formation professionnelle (FDFP), l`Agence d`Etude et de Promotion de l`Emploi (Agepe), l`Agence nationale de Formation professionnelle (AGEFOP) et le Fonds national de Solidarité (FNS), a été pour le ministre Dosso, l`occasion de planter le décor de l`emploi en Côte d`Ivoire. " Selon les statistiques de l`Agepe, dira le ministre, en 2002, sur une population en âge de travailler de 9 millions 718 mille 192 personnes, 4 millions 405 mille 450 étaient en proie à la précarité. Parmi elles, il y avait 918 450 sans emploi et chômeurs ". Poursuivant, le patron de la formation professionnelle ajoutera que les événements de novembre 2004 ont fait grimper le chiffre des sans emplois à 1 million 500 mille. Puis, il en remet une autre louche : " le nombre des ex-combattants et ex-miliciens est respectivement de 50 000 et 20 000. Mesdames et messieurs, vous mesurez aisément sur quelle poudrière sociale nous sommes assis, surtout si nous prenons en compte tous ceux qui, par le moyen de la crise, ont appris à manipuler les armes ". Avant lui, la présidente du comité de pilotage de la PFS, Jeannette Koudou, par ailleurs, directrice de l`AGEFOP, a défini les missions de la PFS avant de dresser le bilan de la phase expérimentale. Qui se résume en un peu plus de 2000 (2135, exactement) jeunes insérés. Cette phase expérimentale, est-il besoin de le préciser, a concerné sept (7) collectivités territoriales volontaires. Tout en se déclarant satisfaite des résultats enregistrés, Jeannette Koudou reconnaît, toutefois, que des faiblesses sont à noter. A l`en croire, elles (faiblesses) vont de la faible mobilisation des ressources financières au manque de gouvernance institutionnelle spécifique consacrée à la promotion des jeunes à travers la création d`emplois, en passant par la faible culture entrepreneuriale des jeunes. C`est à toutes ces difficultés que l`atelier-bilan se propose d`apporter des solutions idoines. Deux conférences introductives ont été prononcées, hier à l`ouverture, l`une portant sur l`Economie sociale et solidaire et l’insertion par l`activité économique, l`autre sur la décentralisation et la gouvernance locale. Les experts ivoiriens pourront compter sur l`expérience de leurs pairs du Mali, du Bénin, du Togo, du Sénégal et du Tchad, présents dans la capitale politique. Le séminaire prend fin cet après-midi.

Tché Bi Tché

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