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mercredi, 17 décembre 2008

Café-cacao/Banque mondiale revele d’une escroquerie morale et financière

De véritables roublards. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier les refondateurs, eux qui ont fait miroiter monts et merveilles aux producteurs lorsqu’ils étaient dans l’opposition. « On vous achètera le kilogramme du cacao à 3000 Fcfa», avait dit le premier des refondateurs. Pour les appâter davantage dans son discours de campagne, une phrase bien connue des producteurs était érigée en hymne chaque fois que le premier des refondateurs se retrouvait devant les pauvres paysans. « Donnez moi le pouvoir pour que je vous le rende », disait-il.

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En effet, une fois à la tête du pays, ces opposants d’hier ont relégué aux calendes grecques, cette promesse. Un véritable canular puisque cela n’a jamais été le cas. Les paysans se sont appauvris de nos jours et certains d’entre eux, qui ne géraient rien en réalité, ont désormais leur ‘‘plantation’’à la Maca (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). Selon le constat fait par la Banque mondiale, en Côte d’Ivoire, du fait d’une fiscalité très importante, le paysan ne reçoit que 40 % du prix mondial contre 60 % par exemple au Ghana, Malaisie, Nigeria, Cameroun. Alors que c’est la Côte d’Ivoire qui est le premier producteur mondial de cacao. Inimaginable pour ces refondateurs qui ont clamé sur tous les toits qu’ils venaient délivrer les paysans du joug des dirigeants qui les ont précédés. En Côte d’Ivoire où le seuil de pauvreté atteint plus de 48%, les zones rurales qui regorgent de paysans sont les plus mal loties. Avec un seuil de pauvreté de près de 70%. « Il n’est pas normal qu’une productrice (prenant l’exemple d’une dame de Tiassalé) qui a plus de 2 hectares de cacao ne puisse pas scolariser ses enfants », s’est plaint le lundi dernier, M. Madani Tall, directeur des opérations de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire. Exigeant que les revenus de la filière café-cacao reviennent d’abord aux producteurs qui créent la richesse nationale. Aujourd’hui, moins de 40% des paysans bénéficient de cette ressource. Ce qui signifie que la fiscalité prélevée ne profite qu’aux refondateurs qui ne rétrocèdent pas le maximum de ressources aux paysans. La filière n’a jamais échu aux producteurs sous la refondation sinon la Banque mondiale ne demanderait pas qu’elle revienne véritablement aux paysans. La Banque mondiale vient donc de mettre à nue le comportement du régime en place qui remercie en monnaie de singe, ceux qui créent la richesse nationale. Une escroquerie morale et financière, puisque les paysans ne profitent pas du fruit de leur labeur comme cela leur avait été indiqué dans les années 90 où ce régime n’était pas encore au pouvoir. En réalité, les paysans n’ont jamais eu la filière. Le pot aux roses vient d’être découvert et la Banque mondiale a décidé d’enfoncer le clou.
Jean Eric ADINGRA

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