topblog Ivoire blogs

vendredi, 12 décembre 2008

ALASSANE D. OUATTARA AVEC DES

VIDEOCONFERENCE DE M. ALASSANE D. OUATTARA AVEC DES
JOURNALISTES D’AFRIQUE CENTRALE ET DE L’OUEST REUNIS A DAKAR
15 DECEMBRE 1998

Alassane_Ouattara.jpg

Le Département des Relations Extérieures du FMI a organisé à Dakar au Sénégal une vidéoconférence avec une vingtaine de journalistes africains venus du Gabon, Mali, Burkina Faso, Bénin, Côte d’Ivoire, Cameroun et Sénégal.

Deux heures durant, les journalistes ont débattu avec Monsieur Alassane D. Ouattara, Directeur Général Adjoint du Fonds Monétaire International des perspectives qui s’offrent à l’Afrique à l’aube du troisème millénaire et à la veille de l’entrée en vigeur de l’Euro dans un contexte global d’économie mondialisée.

Voici le script de cet important échange de vues




(Introduction du conférencier par M. Shailendra Anjaria, Directeur du Département des Relations Extérieures du FMI.)

Mesdames et Messieurs les journalistes, soyez les bienvenus au Fonds monétaire international à Washington. Je m’appelle Shailendra Anjaria. Je suis le Directeur des relations extérieures ici au Fonds monétaire, et je suis très heureux de vous accueillir à cette occasion à cette vidéoconférence de M. Alassane Ouattara.

M. Ouattara, que la plupart d’entre vous connaissent certainement, est Directeur général adjoint du Fonds monétaire international depuis le 1er juillet 1994. Une maison qu’il connaît bien puisqu’il a entre autres occupé l’important poste de Directeur du Département Afrique de 1984 à 1988.

Mais M. Ouattara est aussi une figure marquante de la scène africaine : Vice-Gouverneur de la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de 1983 à 1988, Gouverneur de la même Banque centrale de 1988 à 1993, Premier Ministre de son pays, la Côte d’Ivoire, de novembre 1990 à décembre 1993, pour ne citer que quelques-uns des postes les plus importants qu’il a occupés. C’est pourquoi c’est un privilège pour nous que M. Ouattara soit parmi nous aujourd’hui pour discuter avec vous de la situation et des perspectives économiques de l’Afrique et des défis auxquels les pays africains font face. Je voudrais m’arrêter là pour céder le terrain à M. Ouattara.


Propos liminaires de M. Ouattara


OUATTARA2.jpg

Mesdames et Messieurs les journalistes, je dois vous dire combien je suis heureux personnellement, mais aussi au nom du Fonds monétaire international que des échanges de vues avec la presse africaine sur les risques et les enjeux que pose la mondialisation aient lieu. Ce matin, nous allons réserver deux heures pour parler de ce phénomène par rapport à l’Afrique. Comme l’illustre bien la vidéoconférence qui nous réunit ce matin, nous sommes véritablement à l’heure des nouvelles technologies qui ont transformé le monde en un grand village planétaire, où les progrès des uns peuvent être partagés par d’autres, mais où aussi, malheureusement, les crises de toute nature se propagent rapidement au-delà des frontières nationales.

Ainsi, la crise qui a frappé de plein fouet certains pays asiatiques s’est propagée rapidement à d’autres pays émergents. Alors, faut-il que les pays africains, comme certains le prescrivent, se replient sur eux-mêmes, s’enferment à l’intérieur de leurs frontières et renoncent aux avantages d’une intégration plus poussée à l’économie mondiale sous prétexte que le prix est trop cher payé? Vous comprendrez que je puisse dire tout de suite non!

L’Asie de l’Est a largement démontré, pendant la plus grande partie des trois dernières décennies, les avantages de l’intégration à l’économie mondiale et les bienfaits de la libéralisation économique. Grâce à des politiques budgétaires prudentes, à des investissements conséquents en capital dans les infrastructures et les ressources humaines, et aussi à l’ouverture de leurs économies, ces pays ont enregistré une croissance économique impressionnante et ont réalisé des avancées significatives dans la lutte contre la pauvreté.

Ces acquis, la crise actuelle ne les effacera pas! Prenons le cas de la Corée du Sud. En 1999, après deux années de récession, son produit intérieur brut (PIB) en termes réels sera toujours supérieur de 50 % à ce qu’il était il y a dix ans. Et la croissance repartira sur une base plus solide.

Cependant, la crise en Asie, en Russie, et ses effets sur d’autres marchés émergents, ont mis en lumière des défaillances à l’échelle non seulement des pays, mais aussi du système monétaire international.

La crise a amplement montré que la stabilité financière et le développement économique durable requièrent un certain nombre de conditions : des politiques économiques judicieuses et prévisibles; un grand degré de transparence et une gestion responsable des affaires publiques et privées; des informations fiables et disponibles en temps opportun; un système bancaire robuste, soumis à une réglementation et une surveillance appropriées; un secteur privé opérant dans des conditions de transparence et de sécurité économique adéquates; enfin l’élimination de la corruption et du népotisme.

Avant d’ouvrir le débat, je voudrais rappeler qu’en Afrique ces dernières années, de sensibles progrès ont été observés sur le front des performances macroéconomiques avec l’amorce d’une reprise économique soutenue qui s’est traduite à partir de 1995 par une croissance du revenu par habitant. En 1997, l’Afrique subsaharienne a enregistré un taux moyen de croissance du PIB de l’ordre de 4 % faisant suite à une forte croissance de plus de 5,3 % en 1996. Cette croissance aurait pu progresser davantage en 1998 si la crise financière internationale n’avait entraîné un ralentissement de la croissance mondiale qui n’a pas épargné l’Afrique. Il faut se féliciter de ces progrès, d’autant qu’ils sont avant tout le résultat d’efforts de rigueur dans la gestion des économies africaines et d’une amélioration des politiques économiques et financières.

Les récents progrès de l’Afrique sont sans nul doute encourageants, mais sont-ils suffisants pour faire reculer sensiblement la pauvreté? Bien que louables, ces résultats demeurent malheureusement insuffisants et restent très inférieurs aux performances spectaculaires de l’Asie de l’Est avant la crise. Ainsi, pour rattraper les autres pays en voie de développement et réduire de manière significative la pauvreté, plusieurs études concluent que l’Afrique devrait réaliser durablement un rythme de croissance de l’ordre de 7 à 10 %. Cela peut paraître ambitieux, mais plusieurs pays du continent, comme l’Ouganda, le Mozambique et l’Éthiopie, ont déjà démontré que cet objectif n’est pas hors d’atteinte. Le maintien d’un tel taux de croissance sur le long terme exigerait cependant un niveau d’investissement beaucoup plus élevé, et bien sûr une plus grande efficacité de ces investissements. L’Afrique doit donc parvenir à des taux d’épargne intérieure beaucoup plus élevés, et attirer une part plus importante de l’investissement direct étranger afin d’accélérer sa croissance économique. Elle ne peut le faire, nous l’avons vu, qu’en s’intégrant pleinement à l’économie mondiale et en mettant en place des réformes structurelles de grande ampleur.

Bien évidemment, le Fonds monétaire international se tient toujours prêt à apporter son appui financier et technique aux pays qui, en Afrique comme ailleurs, démontrent une réelle volonté d’adopter des politiques économiques saines et vigoureuses. J’en veux pour preuve les récentes décisions sur l’allégement de la dette dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés et celle au titre de l’aide d’urgence aux pays sortant de conflits. De plus, aujourd’hui, 20 pays africains bénéficient de la facilité d’ajustement structurelle renforcée, bien connue sous le nom de la FASR.

Par ailleurs, et comme vous le savez sans doute, le FMI réfléchit depuis un certain temps déjà sur ce que nous appelons la nouvelle architecture du système monétaire international. Il s’agit en fait de reconstruire ce dernier sur des bases plus solides et mieux adaptées aux défis actuels. Dans cet esprit, les gouverneurs du Fonds monétaire international qui sont en général les ministres des finances des pays membres, ont envisagé, au cours des récentes assemblées annuelles, des mesures visant à réformer les méthodes de surveillance et de discipline au niveau national, les relations entre les banques et les emprunteurs, le comportement des marchés financiers, le fonctionnement du FMI lui-même et ses relations avec la Banque mondiale et les autres institutions multilatérales. Ces mesures devraient permettre, entre autres, d’éviter de nouvelles contagions et d’édifier un système monétaire international robuste sur lequel l’Afrique puisse compter.

Mais je ne suis pas ici pour vous faire un discours, ce serait ennuyeux pour deux heures de temps, je voulais faire cette déclaration liminaire, et pouvoir répondre aux questions que je devine bien sûr, nombreuses, et je vais m’arrêter là pour vous écouter, et comme l’a indiqué Mme Fouda, je prendrai quelques minutes vers la fin pour conclure et tirer des leçons de nos échanges de vues. Je vous remercie et je me tiens à votre disposition.


(Monsieur Michel Dessart, Représentant Résident du FMI à Dakar


Monsieur le Directeur général bonjour.

La rencontre de ce matin est particulièremant importante parce qu’elle ouvre la voie à un débat qui va se poursuivre demain. En effet, dans le cadre d’un séminaire de réflexion avec les journalistes assemblés ici à Dakar, nous parlerons du Fonds monétaire et discuterons bien sûr de son organisation, de ses activités. Nous parlerons aussi de l’Initiative en faveur des pays pauvres et de l’ajustement en général, de l’ajustement structurel orienté vers la croissance et le développement durable.


Question

Je m’appelle Agapit Napoléon Maforikan, je viens du Bénin, je travaille au journal "Le Matinal". J’ai deux questions.

M. le Directeur général adjoint, nous sommes à la veille de l’effectivité de l’Euro. Les pays de la zone franc s’en inquiètent sérieusement, car ils redoutent une nouvelle dévaluation du franc CFA. Alors, au niveau du Fonds monétaire international, est-ce que vous jugez que l’évolution actuelle des finances publiques des pays de la zone franc doive conduire à une nouvelle dévaluation du franc CFA? Quelle appréciation faites-vous de cette évolution?

Ensuite, certaines baisses du taux de croissance ont été annoncées pour l’année 1999. Alors, je dois demander est-ce qu’il y a des stratégies à mettre en application dans ces pays-là pour éviter le pire?


Pour votre première question, concernant l’Euro, nous avons eu déjà au niveau du Fonds monétaire international à nous prononcer sur la mise en place effective de l’Euro, le 1er janvier 1999. Et le rattachement donc du franc CFA à la monnaie européenne. D’ailleurs les instances politiques, aussi bien au niveau des pays de la zone franc qu’au niveau de la France et de la Communauté européenne, ont confirmé que ceci se fera tout simplement par glissement de la parité du franc français par rapport au franc CFA. Ceci nous paraît tout à fait conforme, car les pays de la zone franc ont procédé à des ajustements très importants ces dernières années. Aussi bien au plan macroéconomique dans les pays qui sont représentés ici que dans d’autres pays de la zone franc, mais également au plan structurel. Comme vous l’avez signalé vous-même, les déficits budgétaires ont été fortement réduits, la monnaie est en bonne santé et le taux de couverture est bon, les taux d’intérêt ont fléchi, mais également les mesures structurelles ont été importantes, et par rapport à toutes ces réalités, il n’est pas du tout envisageable de notre point de vue, de mettre en route une quelconque modification de la parité du franc CFA par rapport au franc français au 1er janvier 1999.

L’Euro est un événement important pour l’Europe mais également pour le monde et je pense qu’il est heureux que les pays de la Zone Franc y soient impliqués. J’espère par ailleurs que d’autres pays africains prendront appui sur cette nouvelle possibilité d’ouverture et d’ancrage.

Nous reparlerons certainement de la crise asiatique. Ce qu’elle nous a démontré, c’est que, de temps en temps, il n’est pas mauvais d’avoir des mouvements de fluctuation, mais également il est bon d’avoir des points d’ancrage solides quand il y a des tempêtes.

Tout dépendra, bien entendu, de l’évolution de l’Euro dans les mois et les années qui viennent mais, une chose est certaine, c’est que la mise en place de l’Euro contribuera à faciliter les relations de change entre les pays européens, mais également les relations de commerce entre l’Afrique et l’Europe.

Donc de notre point de vue au Fonds monétaire international, je répète, nous ne voyons pas de nécessité ou de probabilité d’une dévaluation. Nous n’en voyons pas la justification et nous souhaitons que les pays de la Zone Franc continuent avec la politique macroéconomique équilibrée qu’ils ont poursuivie ces dernières années.

En deuxième point, la question de la baisse du taux de croissance en Afrique. Cette situation n’est pas propre à l’Afrique, elle touche malheureusement le monde entier. Les taux de croissance ont baissé quasiment de moitié. D’ailleurs quand on regarde les chiffres de 1998, l’Afrique s’en sort un peu mieux que les autres pays. Ce n’est pas un soulagement puisque c’est le continent le plus pauvre. Où, disons, où la pauvreté est au niveau le plus élevé. C’est le continent où les infrastructures sont les plus endommagées et les moins développées, etc.

Nous avons donc besoin d’un taux de croissance plus élevé que dans les autres régions du monde, et les efforts dans le sens d’une consolidation de la croissance doivent se poursuivre. Pas sur une année ou deux ou trois ou quatre mais, sur une très longue période pour pouvoir enrayer la pauvreté. Alors vous avez dit quelle stratégie adopter? La stratégie pour nous est très claire, il s’agit de faire ce que tous les pays du monde ont fait depuis pratiquement un demi-siècle. Depuis la fin de la guerre, c’est-à-dire la mise en place de politiques macroéconomiques saines accompagnées de souplesse, mais également accompagnées de mesures structurelles et de transparence dans la gestion qui seules permettent aux pays de connaître un développement soutenu.

L’Asie est un exemple frappant. Malgré les difficultés des 18 derniers mois, tout le monde reconnaît que l’Asie a une performance spectaculaire, les taux de croissance ont été élevés pendant pratiquement un quart de siècle. Le taux de pauvreté a été réduit en moyenne de plus de 70 % à moins de 15 % dans la plupart des pays et, malgré cette crise, les leçons sont là. Donc une bonne politique économique et une ouverture sur l’extérieur sont nécessaires parce qu’il faut pouvoir vendre aux plus grands marchés. Les économies africaines étant particulièrement étroites, il faut s’ouvrir pour avoir plus de compétitivité l’intérieur. Mais s’assurer également que les investissements vont dans les secteurs sociaux, notamment dans la santé et l’éducation.

Évidemment, je ne vais pas développer ici une stratégie africaine. Chaque pays a ses caractéristiques et il appartient à chaque gouvernement et à chaque société de voir quels sont les meilleurs équilibres possibles pour accélérer le taux de croissance. Nous, nous avons confiance en voyant ce qui se passe ces dernières années dans la plupart des pays africains, et nous souhaitons que cette évolution et ces politiques puissent être renforcées.

Question

Je m’appelle Honorat Dé Yedagne, je travaille pour le quotidien "Fraternité Matin" à Abidjan.

M. le Directeur général adjoint, on aimerait bien savoir si le Fonds monétaire international est comptable devant ces chefs d’État lorsqu’ils instituent de mauvaises politiques. Sur quels critères vous basez-vous pour donner des conseils aux chefs d’État africains ?


Autre interrogation. Aujourd’hui, le discours culminant au niveau des pays ouest africains, c’est qu’on puisse avoir une monnaie unique dans le cadre de la CEDEAO. Est-ce que vous pensez qu’une possibilité existe de voir engager une réflexion dans ce sens et espérer que la CEDEAO sera dotée d’une monnaie unique dans les cinq ou dix années à venir?

Merci Honorat. Effectivement, la première question était importante. Comment est-ce qu’une institution internationale, disons purement technocratique, si je peux m’exprimer ainsi, puisse être comptable devant des gouvernements, et devant les conseils qu’elle pourrait donner? Ceci ne s’applique pas d’ailleurs seulement au Fonds monétaire mais également, à toutes les institutions internationales.

En ce qui concerne le Fonds, il faut dire que ses structures relèvent en réalité des ministres des finances et, par conséquent, des élus des États.

Le Conseil d’administration, comme vous le savez, comprend vingt-quatre administrateurs, représentant des pays ou des groupes de pays et ces administrateurs eux-mêmes sont désignés par leur pays ou le pays constituant le groupe auquel ils appartiennent. Tous les dossiers et toutes les négociations qui sont faites au nom de la direction générale et du Fonds monétaire international doivent être passés devant le Conseil d’administration qui peut les accepter ou les refuser. Une fois que ces programmes sont adoptés par le Conseil d’Administration, ils acquièrent le soutien du Fonds monétaire, et par conséquent, de la totalité des membres de cette institution.

Que se passerait-il si les conseils avisés ou les possibilités de négociations sont bloqués? À ce moment-là, le Conseil est également informé. Tous les mois, nous avons une session spéciale du Conseil d’administration où nous faisons le point sur les négociations en cours avec les pays membres pour que le Conseil suive en même temps que le personnel qui négocie avec les pays l’évolution des programmes et de la situation économique.

Bien entendu, les programmes économiques sont d’abord les programmes économiques des pays; le Fonds monétaire, pour apporter sa contribution et sa caution exige une certaine cohérence et demande que celle-ci puisse être acceptable à la totalité des pays membres du Fonds par l’intermédiaire de son Conseil d’administration. Vous remarquerez que tout dernièrement, plusieurs des grands pays membres du Groupe des Sept a proposé la mise en place d’un Conseil monétaire politique, ce qui irait dans le sens de ce que vous indiquez, c’est-à-dire la nécessité pour l’institution d’avoir un organe politique qui puisse non seulement donner l’orientation, mais également se prononcer sur les décisions importantes.

Cette évolution serait à mon sens personnel une très bonne chose, mais elle n’a pas encore le soutien de l’ensemble des pays membres du Fonds; ce sont des débats en cours et, je crois que les questions que vous posez pourront contribuer à renforcer ces débats et aller vers des réflexions plus poussées et des solutions.

Quant à votre deuxième question concernant la CEDEAO et la monnaie commune, effectivement, depuis un certain nombre d’années, les banques centrales des pays membres de la CEDEAO ont souhaité qu’il y ait une évolution, une convergence vers des monnaies communes et je pense que c’est ce qui est en train de se passer. D’abord si vous regardez la plupart des 16 pays membres de la CEDEAO, vous remarquerez que, depuis quelque temps, quasiment tous ces pays sauf ceux qui ont été en conflit récemment, ont éliminé toutes les restrictions sur les comptes courants extérieurs. Donc tous les mouvements d’exportation, d’importation et autres ne sont plus assujettis à des restrictions. Et ceci est une bonne évolution.

Pour les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine il y a en plus une évolution d’harmonisation du tarif extérieur commun. Ce qui contribue également à créer un espace unique en matière de commerce international.

La fixation de la parité du franc CFA par rapport à l’Euro est également à mon sens, une évolution importante pour les pays membres de la CEDEAO parce que l’Euro deviendra un des piliers du système monétaire international et l’une des grandes monnaies du monde. Il n’est d’ailleurs pas exclu que plusieurs pays africains ou autres puissent également fixer leur parité sur l’Euro. Ceci provoquerait une convergence tout à fait naturelle entre le franc CFA et les monnaies d’autres pays de la région Afrique, que ce soit le cedi ghanéen, le naira du Nigéria et ainsi de suite....

J’ai donc bon espoir mais je pense que le critère le plus important pour aller vers la monnaie commune ce sont de bonnes politiques économiques qui soient convergentes et soutenues sur une longue période, qui produisent une bonne croissance, et qui réduisent l’inflation. Parce que les pays auraient moins, disons, de difficultés et surtout les populations seraient elles-mêmes plus aptes à accepter une union économique sachant qu’en réalité le mouvement des capitaux et les mouvements commerciaux ne porteraient pas atteinte à tel ou tel avantage dans tel ou tel pays.

To be continued

Les commentaires sont fermés.