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jeudi, 11 décembre 2008

Côte d'Ivoire: Dette intérieure de l'Etat - Charles Diby instruit les entrepreneurs

Dès que la situation financière le permettra, les fournisseurs de l'Etat seront payés. Mais pour l'heure, il faut penser à avoir un programme avec les institutions de Bretton-Woods, sinon ce sera l'asphyxie financière de la Côte d'Ivoire.

C'est le substrat du déjeuner-débat que le Groupement ivoirien du bâtiment et des travaux publics (GITP) a organisé, le jeudi dernier, à l'hôtel Tiama. Il s'agissait, en conviant le ministre de l'Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, d'avoir une idée claire et précise sur les arriérés dus aux entrepreneurs.

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Dans un langage de vérité, le ministre Koffi Diby leur a présenté la situation économique de la Côte d'Ivoire. «On ne peut pas prétendre bâtir une économie nationale et négliger les petites et moyennes entreprises. J'ai mal au coeur de constater que l'Etat éprouve des difficultés à vous payer.

Mais c'est parce que l'Etat ne peut pas faire autrement. Il y a trop d'engagements prioritaires à honorer en même temps : les salaires et la dette extérieure occupent les 2/3 du budget. Le tiers restant est divisé en deux pour les investissements et le fonctionnement.

Nous vivons une situation financière difficile. Notre salut réside dans le programme de réduction de la dette des pays pauvres très endettés. Au 31 mars, la Côte d'Ivoire doit avoir le point de décision au risque de connaître de très gros problèmes financiers.

Ma tâche n'est pas facile. Ne croyez pas que nous avons du mépris pour les petites et moyennes entreprises que vous représentez. Essayons d'avoir un programme, il n' y a que cela qui puisse nous sauver», a-t-il expliqué.
Sur la titrisation de la dette intérieure qui ne semble pas avoir l'adhésion des fournisseurs de l'Etat, le ministre a expliqué que ce mécanisme devrait transformer la dette en créance qui sera payée par l'Etat, avec des intérêts. Les opérateurs qui ne peuvent pas attendre pourront vendre leurs titres aux banques et rentrer dans leur fonds.

Pour le président du GITP, Kongo Kouadio Kouassi, il était nécessaire d'avoir ces éclairages afin de dissiper tout malentendu. Il a invité le secteur privé à aider le gouvernement à sortir le pays de la cri

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